La nature au fil des saisons - SEPTEMBRE 2013

       
  - Le faucon crécerelle      
  - La Scrofulaire noueuse    
  - Le stramoine    
  - Les ichneumons    
    - Le sympétrum sanguin ou rouge-sang - les Odonates-suite II    
         
         
         
         
         
 
La nature au fil des saisons      
           
       
      Le faucon crécerelle (Falco tinnuculus)
      Ordre : Falconiformes- Famille : Falconidés
     
   
Petit rapace, le plus commun en France, vous l’avez sans doute rencontré du côté du Pacault ou le long de l’autoroute en train de battre des ailes sur place. C’est sa façon de chasser ses proies: mulots, souris, campagnols ou petit rats. Il est un auxiliaire précieux le l’agriculture qui agrémente parfois son menu d’insectes, de vers ou de grenouilles. Les prairies et pâtures constituent ses terrains de chasse favoris. L’intensification de l’agriculture explique sans doute le déclin de sa population, bien que celle-ci ne soit pas menacée. Le mâle est différent de la femelle et pèse un peu moins qu’elle (Voir les photos). Le nom de l’oiseau vient du bas latin Falco dérivé du latin classique falx qui signifie « faux »; ses ailes étroites et pointues évoquent la lame de faux. « tinnunculus » (qui rend un son clair>tinter) est un terme qui évoque les appels entre mâle et femelle lors des échanges de nourriture. En français, on le nomme aussi émouchet ou mouchet, mais le terme désigne également l’épervier.
 
     
     
     
           
 
 
 
   
 
   
 
 
         
           
      La Scrofulaire noueuse (Scrofularia nodosa)      
      Ordre : Lamiales- Famille : Scrophulariacées      
           
   
Si la plante est haute (+/-1m) elle passe inaperçue. Elle pousse dans les milieux humides, en l’occurrence, dans les fossés et au bord du canal. Sa tige robuste est quadrangulaire. Les nombreuses fleurs en bouton poussent tout proche d’elle et leur couleur verte les confond avec les autres plantes, une fois épanouies, leur couleur sombre et leur taille modeste contribuent à sa discrétion. Et si les boutons sont très nombreux, les fleurs s’ouvrent une à une, ce qui rend la plante peu « voyante ». Vue en gros plant, la fleur brun pourpré dévoile une forme originale. La lèvre supérieure forme une sorte de capuche protectrice aux étamines et à la lèvre inférieure. Deux étamines jaunes dépassent un peu la lèvre inférieure et produisent un bel effet de contraste avec la corolle. Des papillons de nuit du genre Cucullie se nourrissent de la plante: les chenilles sur les boutons, les adultes sur les feuilles. Il existe plusieurs espèces de scrofulaires; la plus proche est la scrofulaire aquatique. Elle se différencie par la tige ailée aux angles, des feuilles ovales et des étamines qui ne dépassent pas.
 
 
 
 
             
 
 
 
 
   
 
   
 
   
 
 
       
 
 
    Le stramoine (Datura stramonium)
      Ordre : Solanales- Famille : Solanacées      
           
   
C’est une grande plante qui domine de ses 1,5m les autres « mauvaises herbes ». Sa forme générale évoque celle d’un arbre: une grande tige et le feuillage qui s’étale au sommet. La forme de la fleur blanche, parfois violacée, est originale: elle ressemble à celle du liseron mais commence par un long tube, ce qui lui confère plus l’allure d’une trompette que celle d’un cornet de gramophone. Les feuilles ont des dents et le bord est très découpé. Le fruit, ovoïde, contient des graines noires très toxiques. L’abondance de cette plante varie beaucoup d’une année sur l’autre, d’autant qu’elle pousse au bord des champs et que ceux-ci sont souvent désherbés. C’est une plante aux effets néfastes multiples. Si on la brûle, la simple inhalation des fumées provoque des hallucinations pendant plusieurs heures. L’intoxication accidentelle a déjà été constatée lors de la contamination de conserves industrielles de haricots verts ou de la consommation de miel élaboré par des abeilles ayant butiné cette plante. Les effets secondaires se manifestent par la sécheresse de la bouche, l’amnésie, des confusions mentales, des troubles visuels et intestinaux, une tachycardie élevée et une faiblesse musculaire. Si vous la rencontrez, regardez la et évitez la!!! Sa beauté est diabolique.
 
     
             
 
 
             
 
 
   
 
 
             
 
 
   
   
 
 
   
 
   
 
   
 
     
 
      Les ichneumons      
      Ordre : hyménoptères- Famille : Ichneumonidés .      
           
   
Il existe des centaines d’espèces difficiles à identifier à l’oeil nu, aussi les espèces présentées ne seront pas nommées précisément. Précision quant à l’ordre des hyménoptères : ce sont des insectes à métamorphose complète qui présente quatre stades : Œuf>larve>nymphe>adulte. Ils possèdent quatre ailes membraneuses (reliés d’un même côté par des crochets [appelés hamules]). Ces ailes peuvent être réduites ou absentes. Ils ont des mandibules faites pour broyer, les autres pièces buccales faites pour lécher ou sucer. Les principales familles sont représentées par les abeilles, les guêpes, les fourmis… Les ichneumons adultes sont entomophages (mangent d’autres insectes).Ils sont par conséquent de précieux alliés du jardinier. Ils sont aussi utilisés en sylviculture comme auxiliaires en lutte biologique. Les larves d’ichneumons sont des parasites des chenilles de papillons (noctuelles), des larves de tenthrèdes (qui dévorent , elles, les feuilles) et de certains coléoptères. Vous pourrez remarquer que la majorité des photos montrent l’importance des ombellifères pour ces insectes et notamment l’importance de la grande berce.
 
     
     
     
     
             
 
 
 
 
 
 
 
 
         
 
         
 
 
         
 
 
             
             
       
             
 
       
 
   
 
   
 
   
 
             
       
         
      Les odonates-suite      
             
   
Ce mois-ci, une nouvelle espèce, le sympétrum sanguin, et la reproduction des libellules dont l’accouplement n’a pas d’équivalent dans le monde des insectes.
 
             
      Reproduction :      
             
   
Pour se reproduire, le mâle doit recourber son abdomen afin de transférer sa semence jusqu’au pénis. En effet, l’organe qui produit le sperme est séparé du pénis .Celui-ci est situé sur le second segment de l’abdomen et non sur le 9èmecomme pour la plupart des insectes. L’accouplement a lieu en vol, dans la position dite du tandem où la femelle est maintenue fermement à la tête par le mâle. Après cette formation en tandem, l’accouplement a lieu. Les deux partenaires sont alors posés et adoptent la position appelée le cœur copulatoire. La ponte intervient juste après l’accouplement. Elle s’effectue selon différentes méthodes en fonction des espèces. Les œufs peuvent être déposés dans les tissus de plantes aquatiques, la ponte est dite endophytique. Ou dispersés en vol, ou encore collés à la surface d’une feuille, ou encore déposés à la surface de l’eau par tapotement. Dans ces cas la ponte est qualifiée d’exophytique.
 
             
             
      Le sympétrum sanguin ou rouge-sang (sympetrum sanguineum)      
      Ordre : Odonates- Famille : Libellulidés      
   
Il existe plusieurs espèces de couleur rouge. Pour identifier le mâle adulte, plusieurs critères : il a l’abdomen rétréci en son milieu et se termine en massue. Ses pattes sont noires. Ce critère permet de le différencier du sympétrum strié. Enfin, il a la base des ailes « jaunes » (Voir sur les photos). C’est aussi un sympétrum très commun. La femelle est de couleur différente, couleur qui varie selon l’âge, comme pour le mâle. Les « vieilles » femelles peuvent rougir un peu avec l’âge. Rappelons que la vie aérienne des libellules est courte, contrairement à l’état larvaire qui peut durer jusqu’à 5 ans pour certaines espèces.
 
         
 
   
 
         
 
 
         
 
       
             
             
         
       
           
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La nature au fil des saisons