La nature au fil des saisons - OCTOBRE 2013

       
  - La sauterelle ponctuée      
  - Batraciens et amphibiens - La grenouille rousse - Le crapaud commun    
  - Le grimpereau des jardins    
  - Le pipit farlouse    
    - La camomille inodore ou perforée    
         
         
         
         
         
 
La nature au fil des saisons      
           
       
      La sauterelle ponctuée (Leptophyes punctatissima)
      Ordre : Orthoptères-Famille : Tettigonidés
       
   
Sauterelle de couleur verte, elle se confond parfaitement avec son habitat : arbustes, arbres et aussi jardins privés qui jouent un rôle très positif au niveau de sa présence. Espèce commune et assez abondante, on la trouve presque partout en France. Sa répartition en Europe occidentale va du Nord de l’Espagne à la Scandinavie. Son cycle de vie est court : un an. Les œufs éclosent en juin et, après cinq mues, l’adulte apparaît. Il est visible d’août à début novembre. La femelle se différencie du mâle (voir les photos). Pour attirer la femelle, le mâle émet des stridulations en frottant ses élytres l’un contre l’autre. Le signal est audible (même pour l’oreille humaine) jusqu’à une centaine de mètres. Cette manifestation sonore est surtout nocturne. Elle se nourrit des plantes arbustives.
 
     
     
     
           
 
 
 
   
 
   
 
 
         
           
      Batraciens et amphibiens :      
             
             
   
Grenouilles et crapauds sont présents dans le village. Deux moments privilégiés pour les rencontrer, l’automne et le printemps. En automne, ils se déplacent pour trouver un lieu d’hivernage. Le printemps, ils se déplacent pour aller pondre. Comme le hérisson, les grenouilles hibernent ; leur organisme se met au ralenti, puis leur rythme cardiaque passe de 50 pulsations/minute à une pulsation /minute. Elles sortent de leur léthargie pour certaines fin mars, lorsque la température devient supérieure à 7°C, d’autres, en mai. Les grenouilles terrestres hibernent sous les pierres, sous les feuilles mortes, dans une cavité d’arbre mort. Les grenouilles aquatiques, au fond de l’eau, dans la boue, sous les plantes. Elles prennent soin de laisser passer la peau du dos pour continuer de respirer. Les crapauds hibernent sous les feuilles, dans une galerie de rongeur ou un creux abrité. Lors de ces déplacements saisonniers, beaucoup sont victimes de la circulation.

 
 
  La grenouille rousse (Rana temporaria)
 
      Ordre : Anura – Famille : Ranidés      
 

Il ne faut pas se fier au nom qui lui est donné, car elle peut se présenter sous des couleurs variées allant du brun au rouge. Par contre, elle a sur le dos une marque sombre en forme de chevron ^ (photo) qui permet de l’identifier. Elle habite tout type de milieu humide : ornière dans les bois, landes, dépression dans une prairie, terres cultivées, parc et même jardin ! (photo). D’après une étude de ses sites de nidification, 90% se situent dans des milieux aquatiques temporaires. Elle se nourrit d’insectes, de limaces, d’arachnides, de larves d’amphibiens. Elle est un allié très utile au jardinier.
 
   
 
 
 
 
 
   
  Le crapaud commun (Bufo bufo)
      Ordre : Anura – Famille : Bufonidés      
             
 
Le crapaud commun habite Le nord de la France, une espèce voisine le remplace au sud. Comme les grenouilles, il hiberne. Mais lorsque le temps radoucit, il peut sortir. La période d’hibernation commence en octobre/novembre et se termine en février/mars. Il le fait à moins de 500m de son lieu de reproduction qu’il rejoint en marchant sur le bout des doigts : c’est un digitigrade. Il se réfugie dans un creux à l’abri du gel, sous les feuilles mortes ou dans un tas de bois…J’en ai trouvés, piégés au fond de mon compteur d’eau. Lui aussi est un allié précieux du jardinier, là où il passe, plus de limaces !
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
       
 
 
    Le grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla)
      Ordre : Passériforme- famille : Certhiidés      
             
   
C’est un passereau de petite taille qui passe souvent inaperçu. Son plumage se confond avec l’écorce des arbres où il chasse insectes et araignées. Il n’y a que sa poitrine blanche et ses déplacements incessants qui le trahissent. Son cri est lui aussi très discret. Il a besoin d’arbres à l’écorce très fissurée et de préférence âgés. C’est là qu’il trouve sa nourriture. Son bec arqué lui permet de déloger ses proies qui se cachent dans les creux. Il a une technique de chasse originale: il grimpe en spirale le long du tronc et des grosses branches; arrivé en haut il redescend en vol jusqu’à un arbre voisin et recommence sa prospection. Vous le rencontrerez dans le boisement du bassin VNF, mais aussi au port fluvial de Béthune ou encore dans les parcs urbains voisins, dans les bois alentours. Vous allez me dire : pourquoi grimpereau des jardins ? En montagne, il côtoie le grimpereau des bois. Celui-ci vit plus haut, au niveau des forêts, et lui en dessous des bois, plus près des habitations, d’où son nom.
 
     
             
 
 
             
 
 
 
   
 
     
 
      Le pipit farlouse (Anthus pratensis)      
      Ordre : Passériformes- Famille : Motacillidés      
             
   
La migration bat son plein en octobre. Migrateur partiel*, le pipit farlouse rejoint l’ouest et le sud de l’Europe. En octobre, on le rencontre dans les champs où il effectue une halte. Il en profite pour se ressourcer en avalant insectes, larves, petits mollusques, graines de graminées et d’autres plantes. Il reste plusieurs jours et certains passeront même l’hiver chez nous. Comme l’alouette des champs, son plumage le confond parfaitement avec le milieu terrestre. Par contre, à votre passage, la troupe s’envolera un peu plus loin en poussant des cris très identifiants : ist ,ist, ist… ! (il vaut mieux l’écouter sur oiseaux.net>oiseaux de France). Je remercie Jean-René, ex-habitant d’Hinges, pour sa photo en gros plan, car je n’ai pas encore réussi à le photographier de cette façon. *Migrateur partiel>une partie des oiseaux d’une espèce quitte le lieu de nidification: exemple les pipits farlouses. Il y a des pipits farlouse en France en été dans les milieux favorables, mais les pipits de pays plus septentrionaux quittent leur lieu de nidification en automne/hiver.
 
     
     
     
     
             
 
*Migrateur- tous les oiseaux de l’espèce quittent leur lieu de nidification : exemple les hirondelles.      
 
*Migrateur partiel - une partie des oiseaux d’une espèce quitte le lieu de nidification : exemple les pipits farlouses. Il y a des pipits farlouse en France en été dans les milieux favorables, mais les pipits de pays plus septentrionaux quittent leur lieu de nidification en automne/hiver.
 
 
 
 
 
   
 
             
       
         
      La camomille inodore ou perforée (Matricaria inodora ou perforata)      
      Ordre :Asterales – Famille : Astéracées      
             
   
Il reste déjà peu de belles grandes fleurs à cette époque. La camomille inodore fleurit de juin à octobre. On la trouve le long des champs qui n’ont pas encore été récoltés (Maïs), dans les friches, au bord des chemins. Beaucoup de plantes fleuries lui ressemblent : Anthémis des champs, petite camomille… Pour l’identifier voici les différences. Elle pousse en touffes, elle est presque inodore, le centre est presque sphérique, plein de sève quand on le coupe, et non creux comme la petite camomille. On la trouve dans toute l’Europe.
 
             
 
             
 
       
         
 
 
 
La nature au fil des saisons