La nature au fil des saisons - OCTOBRE 2012

     
 
- Le Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros)    
    - La Tanaisie (Tanacetum vulgare)    
    - Le liseron des champs (Convolvulus arvensis)    
    - Le liseron des haies (Calystegia sepium)    
    - Le faux liseron (Polygonum convolvulus)    
    - L’oie cendrée (Anser anser)    
    - La perdrix rouge (Alectoris rufa)    
         
       
         
         
         
   
     
             
             
 
La nature au fil des saisons      
             
           
      Le Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros)      
      Ordre : passériformes – famille : Muscicapidés      
             
   
Les couleurs lui donnent son nom. Noter qu’en ornithologie la notion de rouge est très large puisqu’elle recouvre l’orange, quant au noir, il sert à le distinguer d’une espèce voisine: le Rougequeue à front blanc. C’est le mâle qui est noir ou gris foncé au niveau de la tête, de la poitrine, du bec et des pattes. La femelle est plus gris/brun. Les pentes rocheuses de montagne constituent son habitat naturel. Mais l’espèce a étendu son aire de reproduction en ville et dans les villages. Les sites de substitution sont alors les bâtiments pourvus, qu’ils présentent des trous ou des anfractuosités. Cet été, il y avait dans Hinges, pratiquement un couple par rue. Début avril, le mâle chante (écouter sur oiseaux.net) depuis l’aube jusqu'au soir, à partir de postes élevés (cheminées- antennes- toits) sur son territoire, Il ne s’arrête qu’en septembre, juste avant son départ pour le sud. Le mâle est farouche et ne se laisse pas approcher facilement. Il s’envole souvent. Il se nourrit d’insectes au sol le plus souvent, mais peut poursuivre en vol.
 
             
 
         
 
             
 
   
 
   
 
   
 
   
 
 
         
   
 
   
   
   
   
             
   
   
      La Tanaisie (Tanacetum vulgare)      
      Astéracées      
             
   
Cette plante aromatique ne ressemble à aucune autre. Elle se reconnaît à ses têtes florales nombreuses et serrées, sans fleuron rayonnant. Les feuilles très découpées évoquent un peu celles des fougères. Si vous passez votre main sur elle, vous sentirez un parfum bien agréable. La plante mesure de 80 à 120 cm de hauteur. La floraison s’étale de juillet à septembre. Très présente dans le village, on rencontre de petits massifs un peu partout: le long des routes, des chemins et dans les friches. Elle a des vertus multiples: séchée et réduite en poudre, c’est un antipuce naturel qui peut être utilisé sur chiens et chats, simplement séchée et mise en sachet, elle fera fuir moustiques, mites, fourmis et autres indésirables dans la maison. Elle a aussi été utilisée comme vermifuge. Cette plante contient une huile essentielle, mais attention à la surdose, car elle s’avère alors toxique ! Certains apiculteurs l’utilisent comme combustible dans l’enfumage des ruches : il paraît, qu’elle calme les abeilles et n’altère pas le goût du miel.
   
             
 
             
 
         
 
         
             
           
             
      Le liseron des champs (Convolvulus arvensis)      
      (Convolvulacées)      
   

   
   
A proximité d’une plante haute, il l’utilise pour s’élever vers la lumière en s’enroulant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, sinon il rampe sur le sol. Les fleurs en « trompette » sont en général roses et blanches, mais peuvent varier du rose profond au blanc pur. Elles ont une largeur de 2 à 2,5 cm et sont visibles de juin à fin septembre. Pour ne pas confondre liseron des champs et liseron des haies, le mieux est d’observer les feuilles: elles sont oblongues ou en tête de flèche, alors que celle du liseron des haies ont plus la forme d’un cœur. En outre, le centre de la fleur est jaune et non blanc comme le liseron des haies.
   
         
 
   
 
   
 
   
 
 
             
         
      Le liseron des haies (Calystegia sepium)
     
      (Convolvulacées)      
             
   
On le rencontre aussi dans les fossés et les champs, dans les jardins, sur les haies. Sa floraison commence en juillet pour se terminer fin septembre, début octobre. Ses fleurs sont un peu plus grande que le précédent: 3 à 3,5 cm. C’est à la fin de l’été qu’il est le plus remarquable, car il s’enroule sur les autres plantes élevées (l’épilobe à grandes fleurs par exemple). Ses fleurs (toujours) blanches ressortent sur le vert environnant. Lorsque la lumière et la chaleur viennent à manquer, la fleur se replie à la manière d’un parapluie et l’unique pétale soudé se divise alors en cinq branches. C’est l’occasion de remarquer deux bractées non chevauchantes (voir la photo) qui permettent de le différencier de l’espèce proche: le liseron des bois.
   
             
 
   
 
   
 
         
             
   
         
     
         
      Le faux liseron (Polygonum convolvulus)      
      (Polygonacées)      
    On peut confondre cette plante avec le liseron des champs en l’absence de fleurs, car ses feuilles sont très ressemblantes. Les fleurs verdâtres à rougeâtres sont en épis au bout de longues tiges ou regroupées à l’aisselle des feuilles par 1 à 5. La confusion est d’autant possible que cette plante pousse comme le liseron des champs au milieu des cultures. On la rencontre aussi dans les décombres, les terrains vagues, les jardins. Il fleurit de juillet à octobre
   
         
 
   
 
   
 
 
         
 
         
     
         
      L’oie cendrée (Anser anser)
     
      Ordre : Ansériformes- Famille : Anatidés      
   
C’est au mois d’octobre que la migration des oiseaux bat son plein. Parmi eux, l’oie cendrée suscite toujours une émotion très vive par l’ampleur des vols, le bruit de leurs cris et la question que chacun se pose: pourquoi ce voyage? d’où viennent-elles, où vont-elles? Bref ! l’impression qu’un changement inquiétant se prépare. Comme les grues, les cormorans et les mouettes, elles adoptent souvent la formation en V (photo) qui économise les efforts de ce voyage long et difficile. Avant de les voir, on les entend et parfois leurs congénères domestiques les entendent avant nous et manifestent bruyamment leur passage. Elles survolent notre pays de jour comme de nuit pour rejoindre leurs quartiers d’hiver, à savoir les côtes occidentales et méditerranéennes. L’oie cendrée ne se reproduit pas en France de manière significative. Seuls huit sites (protégés) sont recensés dans le dernier Atlas des oiseaux nicheurs de France métropolitaine (1985-1989) .Dans notre région, il faut aller au Parc du Marquenterre (80-Baie de Somme), pour voir quelques tentatives de reproduction. Mais la pression de chasse autour empêche tout succès de réintroduction. Les bastions de sa population sauvage se situent aux Pays-Bas et en Allemagne du Nord. De temps en temps on peut voir des individus échappés d’élevages (photo) dans des milieux qui lui permettent de se nourrir (photo): à Hinges, les pâtures du Pacault. En effet, son régime alimentaire est exclusivement végétarien: plantes herbacées et plantes aquatiques, tubercules, graines et racines sont à son menu. L’oie est un palmipède, mais ses hautes pattes fortes lui permettent une marche aisée. C’est aussi une excellente nageuse! Bref un oiseau complet du point de vue déplacement qui de tout temps a suscité l’admiration (oiseau mythologique en Egypte et en Chine). L’oie cendrée est à l’origine de nos races domestiques. Le mot « oie » date du XIIIème siècle et vient de l’ancien français « oue » du XIIème siècle. Cette dénomination subsiste dans Ouette d’Egypte, le premier oiseau présenté sur le site, qui est une oie africaine du sud de l’Egypte et des pays voisins. En latin classique, elle se nomme « Anser » conservé dans le nom scientifique des oies « grises ». Les autres oies (bernaches) étant nommées « Branta ».
   
         
 
   
 
   
 
   
 
         
       
         
         
      La perdrix rouge (Alectoris rufa)      
      Ordre : Galliformes-Famille : phasianidés      
             
   
Présente toute l’année au sud d’une ligne allant de la Bretagne au nord de l’Italie, y compris l’Espagne, elle a été introduite plus au nord à des fins cynégétiques. En effet, c’est un oiseau qui a besoin de chaleur pour se reproduire et qui préfère les terrains plutôt secs. Les coups de fusils de ce début octobre ont poussé cette perdrix rouge à se réfugier dans la rue d’Enfer, près du lotissement des Planquettes. La faible lumière du petit matin et le temps pluvieux ne m’ont pas permis de faire une bonne photo aussi, je vous en présente une seconde, prise l’année dernière au pont Fruchart (Mont Bernenchon) où l’on peut voir la beauté du plumage. La reproduction: Le mâle creuse une petite dépression en tournant sur lui-même et en projetant avec le bec les feuilles, racines et divers éléments autour; cela finit par former une sorte d’anneau végétal. Lorsque la femelle l’accepte, elle y pond une douzaine d’œufs en général. Bien qu’à l’abri d’un buisson ou dans une haie, les jeunes sont nidifuges et commencent à voler très tôt. L’alimentation : Les adultes se nourrissent de graines de plantes sauvages et cultivées de l’été à l’hiver. Au printemps, les jeunes sont capables de digérer les graines à deux jours. La part d’insectes est de 30% jusqu’à 5 jours et chute à 5% après le 11èmejour. Ils accompagnent leurs parents pour former ce qu’on appelle une compagnie (Parfois, elle regroupe deux familles et d’autres adultes). La perdrix présentée était bien seule !

   
 
   
 
 
   
 
         
   
 
         
 
 
La nature au fil des saisons