La nature au fil des saisons - NOVEMBRE 2016

  - L’aubépine à un style (Crataegus monogyna)    
    - Le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea)    
    - Le faisan vénéré (Syrmaticus reevesii)    
    - L’épervier d’Europe (Accipiter nisus)    
         
         
         
         
 
La nature au fil des saisons      
             
         
      L’aubépine à un style (Crataegus monogyna)
      Rosacées
       
   
En mai, ce buisson illumine le bord de nos chemins de ses fleurs blanches qu’il produit à profusion. En novembre, ses fruits rouges prennent le relais en participant aux couleurs d’automne. Ils sont globuleux et de la taille d’un petit pois. Ils font le bonheur des merles, des grives mauvis et litornes qui arrivent du Nord et de quelques autres petits passereaux. Les branches sont épineuses et les feuilles découpées en trois ou cinq lobes.
On connait l’aubépine sous forme buissonnante, mais si on la laisse pousser, elle devient un petit arbre.
Son bois résistant était employé dans la fabrication. Ses fleurs, feuilles ou fruits sont utilisés comme hypotenseur et contre l’artériosclérose.
Espèce voisine : l’Aubépine épineuse(Crataegus oxyacanta) à fruit ovale et feuille non découpée et dentée.
 
     
             
 
             
 
 
         
 
   
 
 
           
      Le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea)    
      Cornacées  
             
   
Dès le mois d’août, ses rameaux et ses feuilles rougissent. L’arbuste se détache alors des buissons verts voisins. En Octobre apparaissent les fruits globuleux et noirs, disposés en ombelle. L’arbuste se montre envahissant : grâce à des bourgeons sur racine et par marcottes naturelles il se propage aux alentours.
De ces baies, on tirait une huile comestible. Les amandes qui se trouvent à l’intérieur contiennent elles, une huile bonne pour la combustion. Quant au bois, dur comme la corne (d’où son nom) il était utilisé dans la fabrication de manches et d’objets divers.
Aujourd’hui, il est planté à titre ornemental dans les jardins et on le trouve au bord des chemins dans le village. C’est une plante mellifère qui attire les abeilles. Dans la médecine populaire elle était nommée « bois de chien » car son écorce était censée soigner la gale sarcoptique du chien.
Espèce de la même famille : le Cornouiller mâle : voir Avril 2013
 
             
 
             
 
             
 
             
 
             
             
             
         
      Le faisan vénéré (Syrmaticus reevesii)    
      Ordre : Galliforme- Famille : fasianidés    
             
   
Lors d’une balade dans le chemin du Pacault, j’ai aperçu un groupe de cinq mâles en train de picorer à l’orée du bois.
Ce magnifique oiseau originaire de Chine (Est et Centre) a été introduit à des fins cynégétiques dans de nombreux pays. C’est un oiseau forestier qui se nourrit de graines, glands, tubercules…qu’il complète avec des insectes et larves.
En période de reproduction, le mâle défend le nid. Il prend des positions intimidantes accompagnées de cris pour le moins inquiétants. Ne vous avisez pas de lui tenir tête ou de lever votre bâton de marche ! Il vous sautera au visage et vous griffera de ses solides ongles.
Si vous dérangez la femelle au nid, elle s’envolera avec les jeunes et se posera en hauteur sur les arbres voisins.
Cette espèce vit en groupe hors saison de reproduction. Les groupes sont composés d’individus du même sexe, des mâles ici. Par rapport à son cousin, le faisan de Colchide, Il ne quitte pas le bois, ce qui ne peut que réjouir les agriculteurs !
 
   

 
 
 
 
 
             
 
             
             
 
             
      L’épervier d’Europe (Accipiter nisus)    
      Ordre :Accipitriformes – Famille : Accipitridés    
             
   
C’est un petit rapace qui se nourrit à 99 % de petits oiseaux. Sa technique de chasse est différente du faucon crécerelle qui chasse les rongeurs en faisant du sur place ; lui compte sur la surprise et mise sur la vitesse : il longe les lisières, même dans les lieux habités et arborés. Son vol est si rapide que parfois il n’arrive pas à corriger sa trajectoire et se tue en heurtant un obstacle ! Ses attaques ne sont toutefois pas souvent couronnées de succès ; on estime à 5% les captures. Les passereaux, en effet, se réfugient dans les arbres ou bien restent immobiles à l’abri. Seuls les imprudents isolés au milieu d’une pelouse ou d’un champ de betteraves, ont à craindre.
Le vol de déplacement est, lui aussi, identifiant : quelques coups d’ailes suivis d’un plané, et ainsi de suite.
La femelle est trois fois plus grande que le mâle. La couleur dominante est le gris sur le dos, parfois légèrement brune. Le mâle gris pur avec les côtés de la tête plus ou moins roussâtres. L’espèce est présente toute l’année. Les effectifs sont grossis en hiver par l’arrivée d’oiseaux nordiques.
 
             
 
             
 
             
 
             
 
         
 
       
 
 
La nature au fil des saisons