La nature au fil des saisons - NOVEMBRE 2014

  - 3 escargots très originaux :    
 
Les luisants - Les veloutés - Les maillots
   
   

- Aigrette garzette ( (Egretta garzetta)

   
   

- Epervière commune (Hieracium vulgatum)

   
         
         
         
         
 
La nature au fil des saisons      
           
      3 escargots très originaux      
       
   
Voici 3 escargots très originaux : l’un a la coquille couverte de poils, l’autre a le corps gris-bleu foncé et le dernier possède une coquille allongée « fusiforme ». Tous trois de taille petite, moins visibles que l’escargot des bois, l’escargot des jardins (voir 11-2013 et 04-2012) ou le petit gris.
 
     
    Tous trois ont pointé leurs cornes ce mois avec l’apparition de l’humidité.  
             
       
 
      Les luisants      
      Présentation du grand luisant (Oxychilus Draparnaudi)      
      Ordre : Stylommatophora-Famille : oxychilidés      
   

Petit escargot de 11 à 16 mm (mais le plus grand des luisants) a la coquille brun clair, luisante et translucide. Le corps, pour sa partie visible, est bleu foncé-gris. Cet escargot est un prédateur nocturne qui dévore d’autres escargots plus petits ou des vers ou encore de petites limaces. On le trouve dans la litière humide ou sous les pierres à proximité des maisons et activités humaines.
 
     
     
   
 
 
         
 
           
  Les veloutés
      Ordre : Stylommatohora-Famille : Hydromiidés      
             
   
La coquille a une hauteur de 4-9mm pour un diamètre de 5 à 14 mm. La coquille brunâtre est remarquable par la présence de « poils » qui disparaissent lorsque l’animal vieillit, absents sur les coquilles anciennes. On le trouve dans de nombreux milieux, mais plutôt en milieu humide. L’individu photographié se trouvait sur un talus herbeux.
 
 
         
 
 
 
 
 
 

 

   
      Les maillots      
      Ordre : Stylommatophora-Familles des Chondrinidés, des Lauriidés      
             
   
La coquille a une forme différente des autres escargots. Elle est allongée et se termine en pointe. Son ouverture est à droite est l’enroulement des spires à gauche. Détail important pour distinguer les maillots des Clausilies (c’est l’inverse). Le nom de maillot est du à l’aspect de la coquille qui évoque les langes qui emmaillotaient autrefois les bébés. La couleur des coquilles est très variable : le sujet photographié fait penser sans l’affirmer au « maillot seigle ». Il existe le maillot avoine et le maillot froment.
 
         
 
         
 
   
 
 
 
      Aigrette garzette ( (Egretta garzetta)      
      Ordre : Ciconiiformes-Famille : Ardéidés      
             
   
Les cartes de présence estivales n’indiquent pas sa présence dans notre région. Quant à la zône d’hivernage privilégiée, c’est l’Afrique pour la plupart des aigrettes garzette. Sa présence ce mois ci en survol du canal et son observation en janvier 2014 à Hinges, m’ont donc incité à la mentionner à nouveau. Elle est présente dans chaque milieu humide le long du canal : Mont-Bernenchon au plus près, les balastières d’Aire sur la Lys ou le marais de Cambrin un peu plus loin. On peut la voir s’y reposer dans la journée ou pour y passer la nuit. Elle se nourrit dans les eaux peu profondes, de petits poissons, de mollusques, de crustacés, de vers et de quantité d’insectes, en d’autres régions de lézards aussi. Elle se distingue de sa cousine la grande aigrette par une taille plus petite (jusqu’à la moitié), un bec noir et quand on peut les observer, par des pieds jaunes. En vol, ses pattes dépassent moins la queue que celles du héron cendré et de la grande aigrette. Des espèces régressent, d’autres changent leur répartition géographique. On a beau avoir chacun ses explications, personne n’a vraiment de réponse sûre à ces changements.
 
     
             
 
             
 
   
 
   
 
             
   
             
           
 
  Epervière commune (Hieracium vulgatum)      
      Ordre : Asterales – Famille : Astéracées      
 
         
   
C’est le nom donné aux plantes du genre Heracium de la grande famille des Astéracées (ex composées). Son nom d’ épervière vient d’une tradition populaire qui prétend que le suc de cette plante fortifie la vue de l’épervier. Il n’en est rien, bien sûr. C’est un genre complexe comportant de nombreuses espèces, sous- espèces et hybrides (120 environ) très difficiles à distinguer les unes des autres. Les épervières sont des plantes vivaces à fleurs jaunes (une espèce à fleurs orangées) toutes ligulées ayant cinq dents correspondant aux pétales (voir photo). Les fruits sont des akènes* à aigrette presque toujours roussâtres. L’épervière commune se caractérise par 5 à 8 feuilles caulinaires, alternes, simples, entières ou grossièrement dentées. *Akène : fruit sec à une seule graine. Pour l’épervière surmonté d’un pappus (aigrette) qui permet à la graine de s’envoler (même famille que le pissenlit).
 
           
 
   
 
   
 
   
 
   
   
   
 
 
 
 
La nature au fil des saisons