La nature au fil des saisons - NOVEMBRE 2013

       
  - La corneille noire      
  - Le tarin des aulnes    
  - Le Compagnon blanc    
  - Escargots et limaces :    
    ------------- - L’escargot des jardins    
    ------------- - La grande loche    
         
         
         
         
 
La nature au fil des saisons      
           
       
      La corneille noire (Corvus corone)
      Ordre : Passériformes- Famille : corvidés
       
    Les milieux agricoles avec des bosquets et bois éparses constituent l’habitat de cette espèce. Notre village satisfait cette préférence. La corneille noire est présente toute l’année et se montre territoriale: gare à l’intrus qui pénètre dans son domaine. Elle se reproduit dans toute la France. Elle est monogame et le couple reste uni pour la vie. En Février/mars un nid volumineux est construit dans un arbre, plutôt près de la cime, par le mâle et la femelle. La ponte a lieu en avril/mai et l’incubation dure une vingtaine de jours. Les jeunes restent au nid encore 35 jours avant l’envol. A la période de reproduction, elle reste en couple. En dehors de cette période on la voit en groupe. Les individus se regroupent en bandes, un peu avant le crépuscule, avant de rejoindre ce qu’on appelle un dortoir. Il se situe dans un bois, un bosquet, un lieu planté d’arbres. A Hinges, un dortoir existe au bassin VNF. Un peu avant l’aube, aux premières lueurs du jour, ils le quittent pour rejoindre les champs situés dans les collines d’Artois. Les oiseaux passent juste au dessus des habitations en poussant leurs cris rauques. C’est un oiseau omnivore : insectes, invertébrés, graines sauvages ou cultivées, petits animaux des champs…sont au menu. Elle mange également des cadavres d’animaux plus gros, victimes du trafic routier, de la chasse ou de maladies. Au printemps, il lui arrive de s’attaquer aux œufs ou aux oisillons d’autres oiseaux. Si elle parvient à chasser la buse (photo)de son territoire, elle doit fuir devant le vanneau huppé qui défend énergiquement son nid.
 
     
     
     
           
 
 
 
   
 
   
 
       
 
 
    Le tarin des aulnes (Carduelis spinus)
      Ordre : Passériformes – Famille : Fringillidés      
             
    Avec l’automne, nombre de migrateurs survolent notre village; certains effectuent une halte ou même, s’installent pour l’hiver. Le tarin des aulnes en fait partie. Voici quelques indices pour l’identifier: il recherche sa nourriture dans les bouleaux, les aulnes et les ormes. Pour accéder à leurs graines, il se suspend souvent tête en bas. Sa queue est très échancrée, sa taille: petite. Le mâle est noir et jaune à la tête et à l’aile. Jaune au bas du dos avec la queue noire. Pendant qu’il se nourrit, son gazouillis presque incessant ne manquera pas d’attirer votre attention. C’est un oiseau très mobile: il parcourt le village d’arbre en arbre par deux ou plus souvent en groupe. Comme le chardonneret élégant, dont il est très proche, il lui arrive de se nourrir de graines de pissenlits ou de chardons. Seuls les jeunes sont nourris d’insectes. La France constitue la limite de son aire de reproduction. Elle est plutôt rare dans notre pays et l’oiseau ne se reproduit que dans nos montagnes, des Ardennes aux Pyrénées, dans les forêts de conifères.
 
     
             
 
 
             
 
 
 
   
 
     
 
      Le Compagnon blanc (Silene latifolia)      
      Ordre : Caryophyllales – Famille : Caryophyllacées      
             
    La floraison de cette plante s’étale normalement de juin à août. Entre l’observation de terrain et la théorie on constate des écarts puisque j’ai encore trouvé des spécimens fleuris ce mois-ci, en nombre réduit il est vrai. Cette famille comprend les œillets (non présent à Hinges), les stellaires et céraistes (présents et encore fleuris dans le village), les gypsophiles ou encore le mouron des oiseaux que je vous ai présenté cette année. Le compagnon blanc peut atteindre un mètre de haut. C’est une plante dioïque, c'est-à-dire qu’un spécimen ne porte que des fleurs d’un même sexe. On reconnait les fleurs mâles des fleurs femelles au calice plus mince pour les fleurs mâles et à 10 nervures ; les fleurs femelles ont un calice plus enflé et 20 nervures. Pour se reproduire la plante a besoin d’être pollinisée. Ce sont les papillons de nuit qui jouent le rôle de pollinisateurs car la plante s’ouvre l’après-midi et en soirée où elle devient très odorante et attractive pour eux. Le calice des fleurs femelles se transforme en une capsule jaunâtre contenant une multitude de graines minuscules. Cette plante pousse dans les champs au bord des chemins. Une espèce voisine pousse dans les bois: le compagnon rouge avec laquelle elle s’hybride lorsque les deux espèces se retrouvent à proximité l’une de l’autre.
 
     
     
     
     
             
 
   
 
 
 
 
 
 
   
 
   
 
   
   
 
             
       
         
      Escargots et limaces :      
             
             
    Escargots et limaces s’apprêtent à passer l’hiver. Pour eux c’est une période de jeûne de 4 à 6 mois qui commence. L’hibernation commence dès que les températures descendent sous les 12°C à 15°C. Incapables de réguler leurs températures, ils s’enterrent profondément ou comme le Petit Gris cherchent un endroit abrité et ferment leur coquille par un opercule. A noter que les escargots souffrent également de la chaleur et de la sécheresse en été. Lorsque ces conditions météorologiques perdurent, ils entrent en estivation. La déshydratation est pour eux fatale, d’autant que leur corps est composé à 80% d’eau.  
             
 
   
 
   
      L’escargot des jardins (Cepaea hortensis)      
      Ordre : Stylommatophora- famille : Hélicidés      
             
    C’est une espèce voisine de l’escargot des bois présenté précédemment. Malgré leurs noms, on rencontre les deux espèces dans nos champs. Les coquilles sont très semblables, à un détail près : l’escargot des jardins a le péristome (bourrelet à l’ouverture de la coquille) blanc, tandis que l’escargot des bois l’a noir ou sombre. L’espèce est moins courante que l’escargot des bois, mais quand on la rencontre, on trouve un grand nombre d’individus. C’est l’occasion de constater les teintes différentes des coquilles ainsi que les différentes combinaisons de spirales noires (Parfois absentes).  
   
 
   
 
   
 
       
      La grande loche (Arion rufus)      
      Ordre : Stylommatophora- Famille : Arionidés      
         
    De mœurs plutôt nocturnes, on peut aussi la rencontrer de jour lorsque les facteurs météorologiques tels qu’une humidité >à 61% et des températures clémentes sont réunis. En ce début de mois, ils l’étaient. Cette grande espèce se présente sous deux formes principales : la forme rouge et la forme noire. Il existe des formes intermédiaires. Inquiétée, elle se s’enroule.  
         
 
         
 
 
 
 
La nature au fil des saisons