La nature au fil des saisons - NOVEMBRE 2012

     
 
- Le forficule ou perce-oreille (Forficula auricularia)    
    - Le fusain d’Europe (Enonymus europaeus)    
    - La pie bavarde (Pica pica)    
    - Choucas des tours (Corvus monedula)    
    - Séneçon commun (Senecio vulgaris)    
    - Séneçon de Jacob (Jacobaea vulgaris)    
         
         
       
         
         
         
   
     
             
             
 
La nature au fil des saisons      
             
           
             
      Le forficule ou perce-oreille (Forficula auricularia)      
      Ordre : Dermaptères – Famille : Forficulidés      
    En nettoyant votre jardin avant l’hiver, vous risquez fort de déloger cet insecte aux pinces inquiétantes. Celles du mâle (photo) sont courbée et longues, celles de la femelle plus courtes et droites. Elles sont pourtant inoffensives pour l’homme et n’ont jamais percé d’oreilles comme semble indiquer le nom. Selon certains, l’origine vient de la forme d’un instrument utilisé pour percer les oreilles des petites filles qui voulaient porter des boucles. Pour d’autres, ce serait dû au fait qu’on le voit souvent sortir des « oreilles » de pêches mûres (oreillons pour l’abricot). Peu importe, c’est un insecte curieux qui possède des ailes cachées sous de petites élytres. Je ne les ai jamais vues déployées !! De mœurs plutôt nocturnes, le jour il vit caché dans les fentes, sous les pierres, dans les fleurs ou les feuilles des salades. La femelle est une mère très attentionnée : elle pond une trentaine d’œufs qu’elle nettoie régulièrement, les déménage si nécessaire. Après la naissance, elle continue de s’occuper des petits forficules en leur déposant des petits morceaux de nourriture. En automne, des regroupements se forment et donnent l’impression d’abondance. En fait il faut savoir que ce forficule commun diminue en nombre et il en est de même pour la vingtaine d’espèces présentes en France.
 
             
 
         
 
         
   
 
   
   
   
   
             
   
   
      Le fusain d’Europe (Enonymus europaeus)      
      Ordre : Celastrales –Famille : Celastrinées      
             
    Avec l’automne, les plantes fleuries laissent la place aux champignons et aux baies. Voici un arbuste singulier tant par la couleur rose de ses fruits que par leur forme. On le nomme encore « bonnet de prêtre » car ses fruits rappellent les barrettes portées autrefois par certains ecclésiastiques catholiques, ces très curieux fruits mûrissent de septembre à octobre ; ils sont formés de quatre capsules roses avec au centre une graine entourée d’une enveloppe orange. C’est une arille comparable à celle de l’if. Le fusain se présente le plus souvent sous forme d’arbuste, mais peut devenir un arbre de 7m de haut et 50cm de circonférence. On le trouve souvent à la lisière des bois, il se plait aussi dans les haies. Quelques pieds ont été plantés le long du bassin VNF 55 à Hinges. Son bois donne les fameux fusains à dessiner. Mais, attention, d’autres essences sont utilisées et portent aussi le nom de fusain (notamment les branchettes de saules). Il est le seul représentant en France de sa famille qui comprend environ 300 espèces. Les autres Célastrinées poussent dans les contrées chaudes et tempérées du globe.
   
             
 
             
 
         
 
         
 
         
         
         
             
           
      La pie bavarde (Pica pica)      
      Ordre : Passériformes – Famille : Corvidés      
             
    Il suffit de regarder sa tête et son bec pour voir son lien de parenté avec la corneille noire. Mais là s’arrête la comparaison car son plumage noir et blanc lui confère une élégance que n’a pas sa cousine. De plus, sa longue queue étagée a des reflets bleus/verts selon l’éclairage, du plus bel effet, par contre, les ailes plus courtes et la longueur de la queue, ne permettent pas un vol aussi aisé. La pie fréquente notre village à cette époque. On peut la contempler dans les pâtures en quête de nourriture. Comme les autres corvidés, elle est omnivore. Elle n’hésite pas à piller les nids des petits passereaux. Mais elle débarrasse aussi nos routes des nombreuses victimes de la circulation, évitant ainsi la propagation des maladies. Son nid est aussi original : sa base est une coupe classique, mais elle est surmontée d’un dôme assez volumineux. Le tout est constitué de branches, agrémenté de matériaux plus doux à l’intérieur. Cet oiseau sédentaire construit son nid dès février. En patois, on la nomme « agache » et ailleurs en France « agasse »; il est vrai que ses cris peu harmonieux et répétés peuvent finir par « agacer ». On trouve des pies dans tout l’hémisphère Nord: Europe, Asie et Amérique du Nord.
   
         
         
 
   
 
   
 
   
 
   
 
   
 
   
 
   
   
 
             
         
      Choucas des tours (Corvus monedula)      
      Ordre : Passériformes- Famille : Corvidés      
             
    De la même famille que la corneille noire, le choucas des tours a toutefois un habitat citadin. Il niche en effet dans la tour de l’église St Vaast de Béthune ou encore dans les cheminées de cette ville. On le trouve encore à St Venant ou à Cassel au plus près alentour. L’automne venu, il vient se nourrir dans les champs du village, en compagnie des corneilles. On le reconnait aisément à sa taille plus petite et si le soleil brille, à sa nuque grise et son œil à l’iris blanc. Son cri est aussi très différent des autres corvidés. Lorsqu’il vole, on s’aperçoit vite de sa souplesse et de ses prouesses acrobatiques. A la population sédentaire s’ajoute les oiseaux nordiques migrateurs. Cette année, un gros passage a eu lieu le 10 octobre : posés dans un champ de maïs coupé, 336 oiseaux se sont envolés (Comptage sur photo). Peu de temps après, passage de 39 autres oiseaux, puis encore 150 environ. Les jours qui ont suivi ont vu encore de nombreux passages. Son régime alimentaire est celui des autres corvidés: omnivore. On trouve des choucas des tours dans tout l’Ancien Monde (Europe&Asie). En France, il niche partout sauf dans le Sud/ouest : Gironde, Landes, Pyrénées atlantiques, Hautes Pyrénées et Gers.
   
             
 
   
 
   
 
   
 
   
 
         
 
         
     
         
      Séneçon commun (Senecio vulgaris)      
      Ordre : Asterales – Famille : Astéracées      
         
    Plante fleurie peu spectaculaire à cause de ses fleurs non rayonnantes, elle a l’avantage de fleurir toute l’année, ce qui me permet de vous la présenter maintenant. Commune et ubiquiste, par contre, elle supporte mal la concurrence des autres plantes. Commensale des cultures, on la rencontre au bord des champs, dans les jardins et aussi au bord des routes ou chemins. Les fleurs ne sont pas rayonnantes, mais serrées comme dans un « tube » de bractées; les fleurons émergent au sommet et restent peu visibles. Ils s’écartent en une petite touffe de poils blancs qui surmontent les akènes (fruits). La beauté de la plante réside dans ses feuilles découpées aux formes arrondies. Considérée comme mauvaise herbe par le jardinier, elle est aussi toxique pour les mammifères bovins et équins. Répandue dans toute l’Europe, elle est invasive ailleurs.
   
 
 
 
 
 
 
         
 
         
     
         
      Séneçon de Jacob (Jacobaea vulgaris)      
      Ordre : Asterales – Famille : Astéracées      
         
    Ce séneçon est beaucoup plus « voyant » que le séneçon commun. Plus haut, il arbore des bouquets de 12 à 20 fleurs rayonnantes jaune vif par tige. Sa floraison est beaucoup plus courte : de juin à octobre. Egalement toxique, seuls les ovins peuvent les ingérer : il a, alors, un effet vermifugeant. Sa toxicité est mise à profit par la chenille de l’Ecaille du séneçon (Tyria jacobeae) pour se défendre des oiseaux. Son fruit est un akène surmonté d’une aigrette de poils blancs.
   
 
 
 
 
 
   
 
         
       
         
         
             
             
             
         
 
   
 
 
   
 
         
   
 
         
 
 
La nature au fil des saisons