La nature au fil des saisons - Mars 2015

  - Le cloporte rude…rugueux…des caves    
 
- Un mille-pattes : Polydesmus angustus    
    - Le pissenlit (Taraxacum officinale)    
    - Le rougequeue noir (Phoenicurus ochuros)    
    - Le pouillot véloce (Phylloscopus collybita)    
         
         
         
 
La nature au fil des saisons      
           
      Le cloporte rude…rugueux…des caves (Porcellio scaber)      
      Ordre : Isopodes – Famille : Crustacés
       
   
Comme tous les cloportes, il fuit la lumière et le soleil, tiens ! celà tombe bien en cette fin d’hiver/début de printemps. Vous risquez fort de le découvrir en grattant cailloux et feuilles mortes ou en supprimant les vieilles branches en décomposition de vos arbustes. Il est très facile à identifier. Son corps se divise en sept segments avec sept paires de pattes. Cela évite toute confusion avec le gloméris qui se met en boule et possède de nombreuses paires de pattes (c’est en fait un mille pattes). D’autre part il est couvert de petites bosses qui rendent son aspect granuleux. Généralement gris, on trouve toutefois des individus orangés, jaunâtres ou encore mouchetés. Dans la nature il vit sous l’écorce des arbres en décomposition tel le saule chez nous, ou sous les pierres, ailleurs. Son régime alimentaire est détritiphage en milieu humide et ne présente aucun danger pour le jardin potager : Il élimine la matière végétale en décomposition. Les espèces les plus communes de cloportes dans les jardins sont : Oniscus asellus, Philoscia muscorum, Porcellio scaber.
 
     
       
 
 
 
 
 
 
 
             
 
             
 
             
 
             
       
 
      Un mille-pattes : Polydesmus angustus      
      Ordre : Diplopodes – Famille : Myriapodes      
             
   
Tout comme les cloportes, les mille-pattes ne sont pas des insectes qui rappelons-le possèdent trois paires de pattes. C’est un arthropode terrestre dont le corps se divise en vingt segments, chaque segment portant deux paires de pattes (calculez, on est loin des mille annoncées dans le nom !) ; malgré ce nombre, il se déplace assez lentement. Il vit à l’ombre de la matière végétale dont il se nourrit. Il parait aplati du fait que chaque anneau est prolongé par une expansion sur les côtés. Inquiet, il s’enroule sur lui-même. Contrairement aux myriapodes qui vivent sous terre et qui ressemblent aux mille-pattes, il n’a pas de crochets venimeux, car il n’est pas un prédateur comme ces derniers. D’autres espèces de mille-pattes présentent une forme beaucoup plus cylindrique (voir photo).
 
     
     
   
 
   
 
   
 
   
 
   
   
   
 
         
 
           
  Le pissenlit (Taraxacum officinale)
      Famille : Astéracées (ex-composées)      
             
   
Le pissenlit encore appelé « Dent de lion » appartient à la grande famille des Astéracées. Nombre d’espèces de cette famille ont la couleur jaune comme lui et certaines lui ressemblent beaucoup prêtant à confusion : laiterons, salsifis des prés ou encore épervières. Il peut fleurir toute l’année, mais c’est surtout d’avril à juin qu’il prolifère. La tête florale est composée d’une multitude de petites fleurs (fleurons) qu’on a tendance à prendre pour des pétales .Ces fleurons ont la forme dite ligulée.
Chez les Astéracées il existe trois types de têtes florales appelées capitules :
-Les capitules strictement tubuliformes : exemple les chardons
-Les capitules strictement liguliformes : exemple le pissenlit
Les capitules mixtes : tubulés au centre et ligulés au pourtour : exemple la pâquerette
Ses feuilles sont disposées en rosette près du sol et sont profondément lobées et dentées; la nervure centrale est pâle. Une tige centrale rougeâtre, creuse, porte le capitule. Après cassure, elle sécrète un liquide laiteux. Le fruit est un akène plumeux, il y a autant de fruits que de fleurons. Ils sont disposés en une boule blanchâtre. Le vent les disperse. La plante a de nombreuses vertus médicinales, tant en application externe qu’en application interne. Les parties utilisées sont les feuilles et les racines. Les feuilles sont aussi consommées sous forme de soupe ou en salade.
Il existe d’autres espèces :
Le Pissenlit gracile : terrains secs et surtout calcaires
Le Pissenlit à nervures rouges : endroits humides en montagne et une variante, le pissenlit des marais.
 
             
 
   
 
   
 
   
 
 
 
 
 
 

 

   
    Les premiers retours : le rougequenoir et le pouillot véloce      
             
   

Je vous ai déjà présenté ces oiseaux (2012/10 et 2012/03). Si je le fais à nouveau c’est que l’observation de la nature n’est pas ponctuelle ; elle s’effectue dans le temps et dans l’espace. Les tendances se dégagent : augmentation, régression, évolution d’une espèce. D’autre part, je vous propose de meilleures photos pour le plaisir des yeux.

 
     
         
   
 
      Le rougequeue noir (Phoenicurus ochuros)      
      Ordre : Passériformes – Famille : Muscicapidés      
             
   
De retour avec une quinzaine de jour d’avance pour le femelle et un peu moins pour le mâle. Ils ont rejoint le même site de nidification que les années précédentes dans la rue d’enfer. Je n’ai pas encore fait le tour du village, mais chaque rue, pratiquement, a son couple. Son habitat d’origine est la montagne. Chez nous il a trouvé des sites de substitution dans les bâtiments anciens au niveau habitations et dans les fermes qui ont bien des recoins permettant l’installation du nid. Actuellement la nourriture n’est pas très abondante ; aussi vous pouvez le voir descendre derrière le tracteur qui travaille la terre et qui remonte larves, petits vers et autres arthropodes à la surface du sol. Plus tard il continuera de se nourrir au sol d’insectes volants, mais aussi dans les branches basses et sur les murs.
 
     
             
 
             
 
   
 
   
 
             
   
             
           
 
  Le pouillot véloce (Phylloscopus collybita)      
      Ordre : passériformes – famille : Phylloscopidés      
 
         
   
Sans être tardif, mon premier contact comme celui de beaucoup d’autres observateurs a eu lieu ce mois de mars alors qu’on le retrouve souvent dès le mois de février ? Il trouve sa nourriture dans les branches de saule et dans celles de nos arbres et arbustes de jardin. En attendant que les insectes reviennent il se débrouille en fréquentant les conifères qui abritent bien des proies qui manquent encore ailleurs
 
           
 
   
 
   
 
   
 
   
   
   
 
 
 
 
La nature au fil des saisons