La nature au fil des saisons - MARS 2014

  - La cardamine hirsute (Cardamine hirsuta)    
 
- La mouche bleue (Calliphora vomitora)    
    - L’abeille charpentière (Xylocopa violacea)    
    - La saltique commune (Salticus scenicus)    
         
 
La nature au fil des saisons      
           
             
      La cardamine hirsute (Cardamine hirsuta)
      Ordre : Capparales -Famille : Brassicacées
       
   
Considérée comme mauvaise herbe, elle pousse partout ! En ville, dans les jardins, au bord des routes. Isolée ou en larges tapis, elle attire l’attention par la forme et le nombre de ses fruits dressés (appelés siliques : les siliques sont des fruits secs souvent allongés comme les gousses, mais qui s’ouvrent par quatre fentes); ils dépassent les bouquets de fleurs blanches minuscules qui occupent une position centrale au bout des tiges. Comme la Cardamine des prés (voir Mai 2012), elles ont quatre pétales. Les feuilles étroites et poilues sont formées de paires de folioles arrondies bien séparées les unes des autres et se terminent par une foliole plus large, elle aussi arrondie.
Plantes de même la famille :
 
     
      Bourse à Pasteur (voir mai 2013)      
 
  Tabouret des champs : présent dans le village      
 
  Passerage drave : présente dans le village      
 
 
 
 
   
 
   
 
   
   
             
       
 
      La mouche bleue (Calliphora vomitora)      
      Ordre : Calliphoridés – Famille : Diptère      
             
   
Deux espèces portent le même nom français : Calliphora vomitora et Calliphora vicina. Elles se ressemblent énormément, une différence de couleur à la joue les distingue. Très commune tout au long de l’année, elle est apparue dès les premiers rayons de soleil de février. On la voit le plus souvent sur le mur bien exposé des habitations, immobile pendant de longs instants. Cet automne, se sera tout le contraire; elle pénètrera dans les maisons et volera en bourdonnant sans arrêt, se cognant contre les vitres, ce qui a le don d’en agacer plus d’un(e). Surnommée « mouche à viande » cela n’améliore pas son image ! En effet, la femelle recherche viande, poisson, déchets, déjections animales et cadavres où elle pond ses œufs. Les larves (asticots) qui en sortent font alors disparaître toutes ces choses désagréables. La médecine légale les utilise parfois. Chez les diptères, il ya les insectes piqueurs et les insectes suceurs; la mouche bleue appartient à la seconde catégorie. Elle utilise une trompe qui aspire la nourriture qu’elle a rendue liquide grâce à la salive et les sucs gastriques qu’elle régurgite. Le mâle se nourrit essentiellement sur les fleurs et contribue ainsi à leur pollinisation. L’individu adulte vit en moyenne quinze jours; le mâle meurt après l’accouplement, la femelle quelques jours après la ponte.
 
     
     
 
 
 
 
 
   
 
         
 
 

           
 
  L’abeille charpentière (Xylocopa violacea)
      Ordre : Hyménoptères – Famille : Apidés      
             
    Avec les premiers rayons de soleil, les premiers bourdons (terrestres et des pierres) sont apparus et oh ! Surprise, j’ai eu la visite sur les pensées de mes balconnières de leur cousine : l’abeille charpentière. Beaucoup plus rare, surtout dans notre région, elle préfère en effet les régions sud de l’Europe. Elle est néanmoins présente dans toute la France. Les fleurs sauvages encore peu nombreuses, elle est venue se nourrir du pollen et du nectar des fleurs disponibles. Son aspect n’est pas très engageant: grosse (jusqu’à 3 cm) et toute noire. La lumière du soleil la rend plus sympathique. Ses ailes enfumées (rousses) deviennent bleu métallique. Si vous voulez l’approcher, c’est elle qui s’éloigne à moins que le butinage capte toute son attention. Pour se reproduire, la femelle creuse une galerie dans une branche vermoulue, dans un poteau pourri ou dans le bois d’œuvre (d’où charpentière). La galerie qui peut atteindre 30cm est partagée en une quinzaine de « chambres ». Elle remplit chaque loge de pollen puis y dépose un œuf. L’abeille charpentière passe l’hiver à l’état adulte.
 
 
         
 
 
 

   
 
   
 
       
 
 
 
 

 

   
      La saltique commune (Salticus scenicus)      
      Ordre : Arachnides – Famille : Salticidés      
             
   
C’est une bien curieuse araignée ! D’abord, elle ne construit pas de toile, mais saute pour capturer ses proies. Elle a le même comportement lorsqu’elle est menacée. Avant chaque saut, elle se sécurise par un fil de soie; on ne sait jamais, s’il y avait chute ! Ensuite, sa vue est exceptionnelle pour une araignée. Elle voit à 360°, en couleur, et peut « zoomer » en rétractant ses deux gros yeux centraux dans la tête ou au contraire en les faisant ressortir. Deux petits yeux les entourent et quatre autres dominent sur la tête. Elle repère jusqu’à 2m. De 4 à 6 mm de longueur, elle a une tache blanche à l’avant, deux autres derrière les yeux. Sur l’abdomen se dessinent 2 chevrons eux aussi blancs. Le mâle mesure 4mm, la femelle 8. Commune de juin à septembre, elle chasse les insectes parfois plus gros qu’elle sur les murs des maisons, les poteaux, les rochers bien ensoleillés, sur les abris à bois ; c’est une espèce thermophile. Les premiers rayons de soleil l’ont fait déjà apparaître sur les murs de ma maison et certainement aussi chez vous, dès ce mois de mars.
 
         
 
         
 
   
 
         
         
 
 
 
 
La nature au fil des saisons