La nature au fil des saisons - MARS 2012

       
    - La ficaire (Ranunculus ficaria)    
    - Le lamier pourpre (Lamium purpureum)    
    - Le pouillot véloce(Phylloscopus collybita)    
    - Le pluvier doré (Pluvialis apricaria)    
    - Le Lapin (Oryctolagus cuniculus)    
      - Le lièvre d’Europe (Lepus Europaeus)      
      - Un bombyle : (Bombylius sp)      
             
 
La nature au fil des saisons      
           
             
      La ficaire (Ranunculus ficaria) Famille des renonculacées      
   

La ficaire est une plante vivace de la même famille que la renoncule. Elle est considérée comme une mauvaise herbe, mais par contre a, par le passé, été utilisée comme plante médicinale. Aujourd’hui encore, elle entre dans la composition de médicaments notamment dans ceux qui soignent les hémorroïdes. Elle est aussi toxique pour les animaux qui la brouteraient. On la trouve dans les milieux humides, tels que les fossés, mais aussi dans les milieux ombragés, tels que les sous- bois. Sa floraison commence en mars; lorsque le soleil disparaît, ses pétales se referment, comme pour les renoncules ils sont luisants, mais au lieu d’être arrondis, ils sont pointus. Les feuilles nombreuses sont aussi brillantes et s’étalent en rosette. Dans la partie souterraine, des petits tubercules s’accrochent entre les racines. La plante a de 7 à 20cm de hauteur et les fleurs 2/3cm de large. Elle est donc bien visible. On la trouve dans toute l’Europe, sauf au nord des pays scandinaves.

 
     
     
     
     
             
 
             
 
             
           
 
      Le lamier pourpre (Lamium purpureum) - (Famille des Lamiacées)      
           
    Le lamier pourpre est une plante annuelle qui fleurit de mars à septembre, parfois jusqu’en décembre. Son proche parent, le lamier blanc, fleurit un peu plus tard en saison. Il est parfois appelé « ortie » car ses feuilles ressemblent aux feuilles d’ortie; mais vous pouvez les toucher, car elles ne sont pas du tout urticantes. Le lamier pourpre s’élève sur une tige de 10 à 30 cm. Les feuilles poussent sur la partie supérieure, les plus élevées sont rabattues et forme une espèce de pyramide, elles sont rouge-vineux. Les fleurs sont tubulaires à la base et se terminent par deux lèvres, la couleur varie du rose au rouge. Elles attirent quelques papillons, tels le panthère, l’écaille fermière et la plusie vert-doré. Elles attirent aussi les bourdons. C’est une plante comestible: comme pour l’ortie, ce sont les feuilles qui sont utilisées pour agrémenter une soupe poireaux-pommes de terre par exemple. Plante très commune, on la trouve partout: chemins, talus et dans les cultures.  
             
 
             
 
             
 
         
             
      Le pouillot véloce (Phylloscopus collybita)Ordre : Passériforme Famille : Sylviidés      
             
   

Le pouillot véloce est un visiteur d’été tout comme l’hirondelle, mais il rentre juste un peu plus tôt. Présent de mars à octobre, il détient le record de présence des oiseaux estivants. Il arrive même que certains hivers, quelques individus ne migrent pas. Lorsqu’il nous quitte, il rejoint le pourtour méditerranéen, le sud/ouest de la France ou l’Espagne, quelques individus vont jusqu’au sud du Sahara. C’est un petit oiseau de 10 à 12 cm de longueur. Sa présence par le nombre et par le chant ne le laisse pas inaperçu ! Sans cesse en mouvement, il inspecte les feuilles en quête de nourriture. Il a le bec fin des insectivores. Son chant est simple: tsip-tsap; répété inlassablement tout au long de la journée, lui aussi indique sa présence et sonne l’heure du printemps. Très arboricole, il construit toutefois son nid au sol, c’est une grosse boule d’herbes sèches, avec une entrée latérale. Les parents le garde propre en évacuant les poches fécales que les petits leur présentent à l’entrée. Sa couleur varie comme le montre les photos en fonction de l’éclairage, de la saison et de l’âge des oiseaux; le plus souvent il apparaît vert brunâtre teinté de gris sur le dessus, le ventre est blanc sale, teinté de jaune. Chamois sur la gorge et la poitrine, son bec est sombre ainsi que ses pattes, ce qui le distingue de son cousin, le pouillot fitis qui arrive un peu après.

     
             
 
   
 
             
             
           
 
      Le pluvier doré (Pluvialis apricaria) - Ordre :Charadriiformes Famille :Charadriidés      
   
    Le pluvier doré est un oiseau migrateur: nous le voyons au passage, souvent en novembre. Il vole en direction du Sud/Ouest où il hiverne. Au retour on peut le voir passer en vol rapide et en troupes serrées; cette année un groupe s’est posé dans un champ au bout de la rue d’Enfer, un autre le lendemain du côté du Pacault. Leur destination, l’Allemagne du nord, le Danemark ou encore plus au Nord: la toundra ! C’est un limicole qu’on voit souvent en compagnie du vanneau huppé (de la même famille). D’ailleurs, le premier vol s’est posé près d’un couple de vanneaux qui s’apprête à nicher; le second non loin de trois autres vanneaux en parade nuptiale. Sur les photos vous pourrez remarquer qu’ils sont à côté d’une mare temporaire, ce qui est plutôt rare. Certains en ont profité pour se baigner et j’ai eu la chance de pouvoir les photographier! Quand on sait que ces oiseaux sont très craintifs et qu’ils m’ont vu approcher, je dis que j’ai une occasion unique !!! Lorsqu’il aura rejoint son site de nidification, son régime alimentaire sera constitué d’insectes (coléoptères et leurs larves). Après la reproduction, il préférera les vers de terre, les limaces et quelques baies et graines. Son nid est une simple dépression creusée à même le sol. Les petits sont nidifuges.
 
   
 
   
 
   
 
   
 
 
 
  Le Lapin (Oryctolagus cuniculus) - Ordre des Lagomorphes-Famille des léporidés      
   
             
   

Plus rond, sa silhouette est moins élancée que son proche parent le lièvre. Ses petits naissent nus et aveugles bien cachés au fond d’un terrier. C’est un lagomorphe, non un rongeur, tout comme son cousin le lièvre. Il occupe une place importante dans notre vie quotidienne tant du point de vue affectif que gastronomique.

 
             
 
             
             
           
             
             
      Le lièvre d’Europe (Lepus Europaeus) - (Ordre des lagomorphes-Famille des léporidés)      
             
 

De mœurs nocturnes, au mois de mars, on peut observer le lièvre en plein jour. Des groupes de 5 à 10 individus se forment dans les champs et donnent lieu à des courses poursuites, parfois des bagarres entre mâles qui se dressent et agitent leurs pattes antérieures tels des boxeurs, il faut savoir que malheureusement ce n’est pas le cas. De multiples causes contribuent à sa diminution: la première est l’intensification du réseau routier: il a pour conséquence de confiner le lièvre dans un territoire plus restreint, ce qui favorise le développement de maladies (tularémie par exemple) et de favoriser la consanguinité (cause elle aussi de mortalité). A noter également la disparition de ses prédateurs naturels qui éliminaient les individus les plus faibles, ceux ci propagent les maladies aux individus plus sains.
Pour distinguer le lièvre du lapin voici quelques différences :
• Les oreilles sont plus longues que la tête
• Elles ont l’extrémité noire
• L’œil du lièvre a l’iris jaunâtre
• Le lièvre n’a pas de terrier, il se couche par terre (gîte)
• Il y a d’autres différences non visibles à l’œil nu
D’autre part, les levrauts naissent voyants et ont déjà un pelage à la naissance.

 
   
 
   
 
   
 
   
 
             
 
             
           
             
             
      Un bombyle : (Bombylius sp) Bombylidés-Diptère
     
 
         
    A première vue, on dirait un bourdon: l’arrière arrondi et le corps velu y contribuent ! Puis son vol stationnaire et une longue trompe à l’avant attire notre regard, c’est en fait une espèce de mouche butineuse. Il semble pratiquer le vol stationnaire pour se nourrir; en y regardant de plus près, on constate qu’il prend appui sur ses deux paires de pattes antérieures, parfois les trois paires. En vol, les pattes postérieures flottent derrière comme pour les grands moustiques. Pour le trouver, il suffit d’aller inspecter vos fleurs par une belle journée ensoleillée, comme en ce moment. Commun de mars à octobre dans toute l’Europe, c’est donc un insecte inoffensif qui profite du nectar des fleurs. La femelle pond ses œufs à l’entrée des nids d’abeilles solitaires ou de guêpes. Ses larves se nourrissent alors du nectar apporté par ses « hôtes » et finissent par dévorer leurs propres larves.  
     
     
     
     
     
     
     
             
 
             
 
             
 
             
             
             
 
La nature au fil des saisons