La nature au fil des saisons - MAI 2014

  - La libellule déprimée (Platetrum depressum)    
 
- Charançon de l’ortie (Phyllobius urticae)    
    - Le trèfle incarnat (Trifolium incarnatum)    
    - Chevalier aboyeur (Tringa nebularia)    
         
         
 
La nature au fil des saisons      
           
             
      La libellule déprimée (Platetrum depressum)
      Ordre : Odonates- Famille : Libellulidés
       
   
Je vous présentais en 2013 le mâle de couleur bleue, voici un immature qui ressemble à la femelle. La différence est dans la couleur de l’abdomen: il est jaune. Pour la femelle, son centre est plus foncé à brun. Le point commun, l’abdomen très large et aplati (déprimé) avec des taches jaunes latérales. Les immatures des deux sexes ressemblent à la femelle adulte; on les identifie aux yeux qui sont verts chez les jeunes libellules et gris chez les adultes. Visibles surtout autour des milieux aquatiques tels que les mares, d’avril à août.
 
     
             
 
 
         
 
 
 
 
   
             
       
 
      Charançon de l’ortie (Phyllobius urticae)      
      Ordre : Coléoptères- famille : Curculionidés)      
             
   
Très commun d’avril à fin août sur les feuilles d’orties, son corps vert clair devient sombre avec l’âge ou par simple frottement. Il se nourrit sur les plantes basses.
(Autre nom scientifique : Phyllobius pomaceus
 
     
     
 
 
 
 
 
   
 
   
 
         
 
 

           
 
  Le trèfle incarnat (Trifolium incarnatum)
      Ordre : Fabales – Famille : Fabacées      
             
   
Si vous empruntez le chemin en bas de la rue du 8 Mai, vous rencontrerez une bande herbeuse entre deux champs. C’est la qu’il se trouve : inutile de le chercher ! Ses fleurs rouge-sang sautent aux yeux et la grande taille des capitules (3/4cm) le rendent bien visible. D’origine méditerranéenne (on l’appelle aussi trèfle du Roussillon), il a longtemps été cultivé pour nourrir le bétail. Plante annuelle, il fleurit avant les autres plantes fourragères dès mi-avril à mi-mai. Récolté, on peut alors cultiver la parcelle. Contrairement au trèfle blanc, c’est une plante annuelle. Il a un autre avantage pour l’agriculture, ses racines puissantes aèrent le sol sur une quinzaine de centimètres et retiennent des bactéries capables de fixer l’azote de l’air; une fois mort et pourvu qu’on laisse les parties aériennes, il devient un engrais vert. Notons que c’est une plante mellifère; quand on entend que les abeilles sont menacées, c’est une qualité non négligeable. En outre, la plante a des usages médicinaux. Sa rareté est due à la concurrence des autres plantes fourragères telles que la luzerne par exemple. Une autre station est visible en bas de la rue du 8 mai, en face de la dernière habitation (elle a été amputée par le fauchage printanier). Elle n’était pas présente l’année dernière, preuve que la propagation se fait naturellement.
 
 
         
 
 
 

       
 
 
 
 

 

   
      Chevalier aboyeur (Tringa nebularia)      
      Ordre : Charadriiformes – famille : Scolopacidés      
             
   
Le chevalier aboyeur est un oiseau migrateur qui quitte la Scandinavie en juin/juillet pour les adultes et de juillet à octobre pour les juvéniles. Il hiverne sur les côtes occidentales de l’Europe, de Méditerranée ou d’Afrique. Le voyage de retour s’effectue en mars/avril. (Photo prise le 30 avril). Il peut être vu au passage au dessus du village, en vol. Il se signale par son cri caractéristique : Tchou ! Tchou ! Tchou ! Pour se nourrir, il se pose sur les mares peu profondes où il a pied et peut courir après ses proies : insectes aquatiques, crustacés, mollusques, vers. Il peut également capturer de petits poissons ou petits batraciens.
 
         
 
         
 
   
 
   
 
         
         
 
 
 
 
La nature au fil des saisons