La nature au fil des saisons - Mai 2012

       
 
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Cardamine des prés    
 
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Tarier pâtre    
 
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Fauvette grisette    
 
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Le canard colvert    
 
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La mouche scorpion (Panorpa communis)    
   
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Mouche de la Saint Marc (Bibio marci)
     
             
             
 
La nature au fil des saisons      
           
             
      Cardamine des prés* (cresson des prés) Cardamine pratensis      
    Ordre : brassicales-famille : brassicacées  
   

C’est une plante très commune dans les prairies humides, les bois clairs et le bord des ruisseaux; Elle appartient à la famille des crucifères appelée désormais brassicacées. La floraison débute en avril pour se terminer en juin. Les fleurs ont quatre pétales, caractéristiques de cette famille. Elles sont généralement couleur lilas, mais certains pieds sont blancs. Les fleurs forment une grappe terminale. En les examinant de près, on découvre des veines plus sombres. On la trouve le long du canal, le long de l’ancien bassin de décantation de VNF, dans les fossés humides et dans celui rue des Bois blancs le long des pâtures. A cet endroit les fleurs sont blanches. A Hinges, les pieds ne forment pas un tapis comme au Bois des Dames ou comme le long de la route qui traverse la forêt de Nieppe. Ils sont clairsemés. Le nom de cette plante vient du grec « Kardamon » qui désigne le cresson; en effet ses feuilles ont le goût du cresson et peuvent être consommées en salade. Elles sont également riches en minéraux et vitamine C. Elle a donc des vertus médicinales. Il existe plus de 50 espèces de cardamines.

 
             
 
       
 
   
 
 
   
           
   
      Tarier pâtre (Saxicola rubicola)      
      Ordre : Passériformes-Famille :Muscicapidés      
    Voici un oiseau aux couleurs vives qui, à mes yeux, est un joyau ornithologique: espèce menacée, Il est nicheur dans notre village depuis toujours et toujours au même endroit. Trois conditions sont nécessaires pour qu’il puisse se reproduire : -Une végétation basse pour construire son nid : touffes d’herbes (exemple) -des perchoirs bas pour chasser les insectes: grandes tiges d’herbes sèches (exemple) -Des perchoirs plus élevés pour surveiller son territoire et effectuer sa parade nuptiale: buissons et jeunes saules(le cas chez nous). Ces trois conditions sont réunies au Pacault, mais à deux endroits bien précis. Deux couples maximum, un régulier depuis plus de vingt ans, c’est ce que j’ai observé. Cette année, le couple habituel est sur son territoire, mais j’ai, à ma grande joie, constaté la présence de deux mâles supplémentaires !!! Les champs de colza y sont sans doute pour quelque chose. Affaire à suivre.  
             
 
   
 
   
 
   
           
 
      Fauvette grisette (Sylvia communis)      
 
  Ordre :Passériforme-famille : Sylvidés      
         
    Voici encore une espèce menacée à cause de la disparition des milieux qui lui conviennent, mais bien présente à Hinges. Elle a besoin de milieux ouverts et de buissons. Chez nous on la trouve près des champs et pâtures oû poussent saules, aubépine, épine noire etc.. A cette période, les mâles se perchent volontiers au sommet de ces buissons pour chanter. Son nid se trouve souvent bas, à leur pied. Comme l’indique son nom, elle est grise, toutefois son dos et ses ailes sont roux. Son chant est moins « chaud » que celui de la fauvette à tête noire et plus bref aussi. Cette espèce est moins proche des habitations que la fauvette à tête noire. Son régime alimentaire est composé d’insectes et de leurs larves, d’araignées et de baies en automne. Visiteuse d’été, elle nous quittera après la reproduction pour rejoindre le sud du Sahara, afin de trouver les insectes qui constituent son régime alimentaire.    
 
           
 
 
   
 
             
       
      Le canard colvert (Anas platyrhynchos)      
 
  Ordre : Ansériformes-famille : Anatidés      
   
Voici un oiseau bien identifié de tous, car très commun. Le bassin de la Lys et celui de la Deule regroupent le plus grand nombre d’oiseaux de cette espèce dans le Nord/Pas de Calais. Présent toute l’année, il se reproduit tôt en saison et voici les premières nichées. La tête et le cou du mâle lui valent son nom; en hiver, lorsque la lumière du soleil devient rasante, ils deviennent bleus (c’est le même phénomène que l’arc- en- ciel, la diffraction de la lumière qui traverse les couches transparentes des plumes est différente selon l’angle). Comme chez tous les canards de surface, le plumage diffère selon le sexe et l’âge des oiseaux. Les canetons sont bruns et jaunes à la naissance, en grandissant, leurs plumages ressemblent à celui de la femelle. Celle-ci a un plumage qui lui permet de se fondre dans la végétation. Le mâle en hiver et au printemps possède un plumage très « voyant ». Les couvées sont très nombreuses, jusqu’à treize canetons, mais elles sont victimes des prédateurs et leur effectif diminue très rapidement. Pour échapper aux dangers, les canetons sont nidifuges, ils suivent leur mère au plus près, souvent, deux canes les protègent ; inversement, une cane garde deux nichées pendant que l’une d’elle va se nourrir. Les canards de surface broutent la végétation sub-aquatique en basculant. La longueur du cou détermine la profondeur à laquelle ils arrachent les plantes (huit espèces de canards de surface). Le colvert est surtout végétarien: graines ou plantes entières sont à son menu. Il ne dédaigne pas les petits animaux; c’est un grand destructeur de larves de moustique. Il existe de nombreux cas de reproduction entre espèces différentes : hybridation naturelle ou provoquée par l’homme. Depuis quelques années, nous pouvons admirer quatre hybrides de colvert croisés avec des canards pilets. A noter, les hybrides ne se sont pas reproduit.
 
 
 
 
 
             
 
   
 
             
 
         
 
 
     
 
             
 
      La mouche scorpion (Panorpa communis)-Ordre : Mécoptère-famille :Panorpidés      
 
    A première vue, il ressemble à un moustique avec ses longues ailes. En y regardant de plus près, il est trop beau pour en être un !!! Ce n’est pas non plus une mouche vraie, comme pourrait le faire croire son nom. Comme eux il a deux ailes. « Scorpion » voici encore un mot qui ne plaide pas en sa faveur; en fait, l’abdomen du mâle se termine comme le crochet à venin du scorpion mais il est tout à fait inoffensif chez cette espèce: c’est tout simplement l’organe reproducteur du mâle, une sorte de pince recourbée. Les ailes sont très nervurées et ornées de taches sombres. Ces insectes se nourrissent d’autres insectes morts, de détritus végétaux, de petits animaux. Ils lèchent également le miellat secrété par les pucerons et le nectar des fleurs (la tête se prolonge par un long rostre). L’espèce est commune d’avril à septembre dans presque toute l’Europe. On la trouve dans les herbes des endroits humides. Il existe une dizaine d’espèces en France. Au niveau de la reproduction la femelle dépose ses œufs dans la couche supérieure du sol, les larves hivernent et se nymphosent sous terre, il y a deux générations par an.
 
             
 
 
 
             
 
             
 
             
 
             
             
      Mouche de la Saint Marc (Bibio marci)      
    La mouche de la Saint Marc est une mouche vraie ( muscide ). Elle apparaît tôt en saison, autour de la Saint Marc, vers le 25 avril. Son corps est long d’un centimètre environ. L’ensemble de la mouche est noir brillant, recouvert de poils .Les ailes sont complètement transparentes. Deux courtes antennes sont implantées sous les yeux. Le mâle se différencie de la femelle par deux gros yeux jointifs et une taille supérieure. Chez la femelle, ils sont nettement séparés. Cette espèce se distingue des espèces proches par la présence d’un éperon en forme de bec à l’extrémité des tibias des pattes antérieures. On la trouve sur la végétation basse ou même à terre. En vol, les longues pattes postérieures pendent, ce qui lui confère une silhouette particulière très identifiante. Ce qui frappe aussi l’observateur, c’est le grand nombre d’individus qui volent en même temps. Les larves vivent dans le sol et se nourrissent de débris végétaux, parfois de racines. Elles sont très peu sensibles au gel est vivent près de la surface. Les imagos (adultes) se nourrissent peu. Ils consomment pollen et nectar des fleurs, sucs des plantes. Ils volent en mars-avril et meurent rapidement après la reproduction. Il n’y a qu’une seule génération par an. On la trouve partout en Europe centrale et du Nord, dans les bois, en lisière, dans les jardins et dans les parcs en ville.
 
 
 
 
 
 
 
 
   
             
           
       
   
   
   
 
   
             
             
             
           
   
 
   
 
             
 
             
             
 
             
             
 
La nature au fil des saisons