La nature au fil des saisons - JUIN 2014

  - Le Clyte bélier (Clytus arietis)    
 
- Le troglodyte mignon ( Troglodytes troglodytes)    
    - Chrysomèle polie (Chrysolina polita)    
    - La Chrysope aux yeux d’or (Chrysoperla carnea)    
    - Le laiteron rude (Sonchus asper)    
         
 
La nature au fil des saisons      
           
             
      Le Clyte bélier (Clytus arietis)
      Ordre : Coléoptères – Famille : Cérambycidés
       
   
C’est un coléoptère de forme allongée noir et jaune. Je l’ai photographié dans mon tas de bûches. Ses larves se développent dans le bois mort pendant deux ans. D’abord sous l’écorce, elles pénètrent par la suite au cœur du bois où elles se nymphosent. L’adulte se trouve donc en lisière de bois, dans les chemins forestiers, sur les piquets de pâtures, près des tas de bois. Il fréquente les fleurs pour se nourrir de nectar et de pollen (certaines espèces de clytes ne se nourrissent pas du tout à l’état adulte). Il vole de mai à juillet. Bien que commun et présent partout en France, sa rencontre reste assez rare. Pour mon compte, c’est la deuxième fois que je vois cette espèce dans le village. Il faut dire que craintif et vif, il ne se laisse pas approcher facilement. D’autre part la campagne n’est pas son milieu et c’est le transport de bois de chauffage qui explique sa présence dans le village.
 
     
             
 
 
         
 
 
 
 
   
             
       
 
             
      Le troglodyte mignon ( Troglodytes troglodytes)      
      Ordre : Passériformes – Famille : troglodytiidés      
   
C’est un très petit oiseau, le plus petit d’Europe avec le roitelet, qui vole près du sol et qui aime les broussailles (Ronces dans le village et haies touffues près des maisons). Lorsqu’il se pose, il dresse souvent la queue. Son bec est long, légèrement arqué et fin. Il se nourrit d’insectes, de leurs larves et d’araignées. En période de reproduction, son chant très puissant retentit. Le mâle bâtit plusieurs nids volumineux en mousse qu’il fait visiter à la femelle. Celle-ci choisit le plus douillet et a de 5 à 7 petits. Il n’est pas rare que le mâle part à la conquête d’une autre femelle pour se reproduire à nouveau ! Migrateur au Nord, il est sédentaire chez nous. On le rencontre par conséquent toute l’année et un peu partout dans le village.
 
     
     
   
 
 
 
 
   
 
   
 
 
         
 
 

           
 
  Chrysomèle polie (Chrysolina polita)
      Ordre : Coléoptères – Famille : Chrysomélidés      
             
   
Les chrysomèles sont de petits coléoptères qui ont à peu près la forme des coccinelles. Mais leurs élytres sont sans point et leurs couleurs variées ont des reflets métalliques. La chrysomèle polie a les élytres rouge métallique aux reflets cuivrés et le thorax à reflets verts. Phytophage comme la plupart des autres chrysomèles (30000 espèces), on la rencontre dans les milieux humides, ici, près d’un fossé dans les champs, sur différentes plantes : pissenlit, jonc, eupatoires, lierre terrestre ou menthe. Les adultes apparaissent de juin à septembre.
 
 
         
 
 
 

       
 
 
 
 

 

   
      La Chrysope aux yeux d’or (Chrysoperla carnea)      
      Ordre : Névroptères- Famille : Chrysopidés      
             
   
Bien que très commune presque toute l’année, entièrement verte et immobile dans le feuillage ou les herbes durant la journée, elle passe la plupart du temps inaperçue. De mœurs crépusculaires, on a un peu plus de chance de l’observer lorsqu’elle gagne les fleurs de sureau ou d’églantine pour se nourrir de pollen, de nectar ou de miellat. C’est un insecte délicat; ses yeux aux reflets métalliques lui valent le joli nom de « demoiselle aux yeux d’or ». Il porte également celui de « lion des pucerons »: en effet, une seule de ses larves dévore environ 500 pucerons durant sa vie larvaire. De plus elle s’attaque également aux adultes et larves de cochenilles, aux chenilles de plusieurs papillons et aussi aux acariens tels que l’araignée rouge (30 à 50 par heure). Bref, au même titre que la coccinelle et en mieux, une très bonne alliée du jardinier ! Quand arrive l’automne, elle change de couleur pour devenir, rose, rouge, brunâtre. Elle se réfugie dans les haies pour passer l’hiver. Certaines se réfugient dans les maisons ou ses dépendances. Ce n’est pas le cas de Chrysopa perla, une espèce proche qui n’hiverne pas à l’état adulte.
 
         
 
         
 
   
 
   
 
         
         
       
      Le laiteron rude (Sonchus asper)      
      Ordre : Asterales – Famille : Astracées      
         
   
Ses fleurs ont la même couleur et la même forme que celle du pissenlit, mais se situent de 80 à 100cm de haut. Lors d’une cassure, les tiges sécrètent aussi du latex blanc comme le lait, d’où son nom Laiteron. Ses feuilles le distinguent des autres laiterons ;elles sont bordées de piquants(on l’appelle aussi laiteron épineux).
11 espèces de laiterons poussent en Europe. Trois au moins dans le village :
- Le laiteron maraîcher (Sonchus oleaceus) fleurit de juin à octobre ;ses jeunes feuilles préparées en salades sont comestibles.
- Le laiteron des champs (Sonchus arvensis) fleurit de juillet à octobre
- Le laiteron rude Sonchus asper) de juin à octobre
Considérés comme mauvaises herbes, le jardinier en a facilement le bout par simple arrachage. Plantes annuelles, elles ne se reproduisent que par leurs akènes (fruits). Le laiteron des champs fait exception, il peut aussi se propager par les racines. Il est donc plus difficile à éliminer.
 
         
 
         
 
   
 
   
 
         
 
         
 
 
 
 
La nature au fil des saisons