La nature au fil des saisons - Juin 2012

       
 
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Iris jaune ou Iris des marais (Iris pseudacorus)    
 
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Cercope rouge-sang (cercopis vulnerata)    
 
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Le bruant jaune (Emberiza citrinella)    
 
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Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus)    
 
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Alouette des champs (Alauda arvensis)    
   
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Epeire concombre ou araignée courge (Araniella cucurbitina)      
   
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Le Macaon (Papilio machaon)      
   
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Le salsifis des prés (Tragopogon pratensis)      
             
 
La nature au fil des saisons      
           
      Iris jaune ou Iris des marais(Iris pseudacorus)      
      Famille: iridacées      
       
   
De taille presque aussi grande que celle des iris de nos jardins, il pousse dans les marécages et autres lieux humides, en l’occurrence dans les fossés de la rue de Merville ou le long du canal, rue du Halage. Le nombre de pieds se compte sur les doigts de la main. Dommage, pour une si belle fleur ! En effet la disposition des pétales ne laisse pas insensible: trois grands pétales jaunes veinés de brun, retombants, et trois autres plus petits, dressés, étroits et unis. Les feuilles basales sont aussi typiques: en lame d’épée poussant l’une dans l’autre et formant des chevrons. Cette plante à fleur est utilisée dans les systèmes de lagunage pour son pouvoir purifiant. La floraison ne dure pas longtemps; dès août, la plante est mûre et les graines tombent à l’eau. Elles peuvent flotter et dériver un an durant sans perdre leurs capacités germinatives. La plante peut également se reproduire par ses rhizomes (racines).
 
             
 
       
 
   
 
 
   
           
   
      Cercope rouge-sang (cercopis vulnerata)      
      Ordre :homoptère-Famille cercopidés      
   

Voici un insecte qui « saute aux yeux » par ses taches rouges et son corps noir luisant qui tranchent avec la végétation basse où il se tient. Commun de mai à septembre, il n’apparaît toutefois pas en grand nombre. Les taches rouges avertissent d’éventuels prédateurs qu’il n’est pas « à manger » et si d’aventure un étourdi l’oubliait, il lui rappelle en sécrétant une substance répulsive (au niveau gustatif) sur ses pattes postérieures. Si vous tentez de le toucher et qu’il prend peur, il saute d’une brusque détente pour s’envoler un peu plus loin. L’insecte adulte pompe la sève des feuilles de diverses plantes basses, notamment celles des orties. Apparenté à la cigale, le mâle chante comme elle, mais son chant est inaudible pour nous. Sa larve est blanche à points noirs sur le thorax. Elle se cache dans un amas de mousse qu’elle produit à partir de ses déjections. Elle se nourrit également de la sève des plantes, mais au niveau des racines.

 
             
 
   
 
   
 
 
           
 
      Le bruant jaune (Emberiza citrinella)      
 
  Ordre : Passeriforme- Famille : Embérizidés      
   
Des trois espèces fréquentant notre village, il est le seul à être sédentaire. Il se nourrit surtout des graines de graminées. Son nid est d’ordinaire situé au sol dans une grosse touffe, ou bas dans un buisson. Les plumages sont différents selon le sexe: celui du mâle est beaucoup plus « voyant » à dominante jaune. C’est un oiseau plus terrestre que les fringillidés. Son chant, que je vous invite à écouter sur oiseaux.net, est une suite de tsi-tsi-tsi-tsi-tsi-tsi qui se termine par une note plus longue « tsiiiiii ».une fois assimilé, il permet de le repérer et de l’identifier. Peu farouche, on peut l’observer sur les buissons (surtout d’épine noire). Le plumage de la femelle comporte moins de jaune et elle se confond facilement avec les feuillages. Ses effectifs ont sérieusement diminué dans les pays voisins, surtout à cause des pratiques agricoles. En France, les effectifs restent stables. On peut voir le bruant jaune partout en France, sauf sur le pourtour méditerranéen.
   
         
 
           
 
 
 
   
 
   
 
   
 
   
 
 
             
       
      Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus)      
 
  Ordre :Passériforme- Famille :Sylviidés      
   
Il existe cinq types de syviidés: sylvia (17 espèces)>fauvettes des buisson, Acrocephalus(10 espèces)>fauvettes aquatiques, Locustella (5 espèces)plus terrestres qu’acrocephalus-Hippolaïs (6 espèces)>bois et broussailles. De couleur plus jaune dessousPhyloscopus(11 espèces)arboricole mais nid à terre, oiseaux plus petits que les précédents. Dans notre village, cette jolie fauvette aquatique trouve son bonheur dans les fossés pourvus de phragmites. C’est une visiteuse d’été, présente d’avril à septembre, elle hiverne au sud du Sahara, Son nid est bien caché dans la végétation touffue. Lors des parades nuptiales, le mâle sort à découvert pour chanter, mais pour la photo, on n’a pas toujours le temps de dire « attention le petit oiseau va sortir ! » En France, il n’est pas présent partout. Sa population est bien représentée au Nord d’une ligne allant de Bordeaux à Sarrebourg. Ailleurs elle est ponctuelle; absente au sud et en Corse, également absente en montagne. On la différencie des autres fauvettes aquatiques à son large sourcil blanc. Les deux sexes ont le même plumage. Ses effectifs sont en baisse, suite à la disparition des milieux humides. A Hinges, nous comptons une dizaine de couples dans les fossés où pousse le phragmite.
 
 
 
 
 
           
 
   
 
  Alouette des champs (Alauda arvensis)      
      Ordre : Passériforme-Famille : Alaudidés      
 
   
Tout comme les hirondelles, il y en a de moins en moins !!! Alors profitons de son chant qui anime la campagne au printemps pendant qu’il est encore temps. Quelques couples se reproduisent dans la commune. En hiver, les oiseaux nordiques viennent passer l’hiver chez nous. Des troupes importantes parcourent alors les champs. Au printemps, l’oiseau se confond parfaitement avec la couleur de la terre et il m’a été difficile de le photographier. Le mâle possède une courte huppe qu’il peut dresser. L’alouette des champs se nourrit au sol. Elle capture des insectes et leurs larves. Elle se nourrit aussi de vers de terre et de petites graines de plantes diverses. Lorsqu’elle s’envole, on constate que les rectrices externes sont blanches. Difficile à voir au sol, il en est de même dans le ciel. C’est un point qu’on cherche, parfois en vain, et il faut souvent se contenter de son chant. Une vingtaine d’espèces vivent en Europe, mais elles sont souvent rares ou localisées. Il faut voyager pour les voir. Dans le Pas-de-Calais on peut contempler quatre espèces: l’Alouette des champs, le Cochevis huppé, l’alouette lulu et en hiver, sur la côte surtout, l’Alouette Hausse-Col.
   
 
 
     
 
             
 
             
 
       
   
 
 
 
             
 
      Epeire concombre ou araignée courge (Araniella cucurbitina)      
      Ordre :Araneidés-Famille :Arachnides.      
             
   
La femelle est relativement grande (4 à 6mm) par rapport au mâle plus petit; elle a le corps vert avec une petite tache rouge sous l’abdomen. Le mâle a les pattes brunes et l’abdomen jaune. La couleur de cette araignée varie au fil des saisons: à la naissance, en automne, les jeunes sont couleur rouge-brique; en hiver, ils deviennent bruns pour devenir verts au printemps. Le mâle n’approche la femelle que pour l’accouplement et doit fuir rapidement après, sous peine d’être dévoré!!! Cette espèce est commune de mai à septembre dans toute l’Europe. On la trouve dans les arbres et les buissons, ici dans un sureau, où elle bâtit une petite toile souvent excentrée. Elle y attend ses proies en son centre.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
           
             
             
      Le Macaon (Papilio machaon)      
      Ordre : Lépidoptères- Famille : Papilionidés      
    C’est un des plus grands et plus beaux papillons diurnes de notre région. Son envergure atteint 9 cm et ses couleurs sont vives. Bien que le plus commun des « porte-queues », il tend à se raréfier : en 2011, j’en ai rencontré cinq. Voici le premier pour 2012. Je l’ai tout de suite immortalisé… en photo ! Ce papillon a normalement deux générations et en principe vole d’avril à septembre. La première génération est issue des chrysalides hivernales, la seconde est issue de la première et apparaît théoriquement en juillet. Les œufs sont déposés sur la carotte sauvage, le fenouil, l’aneth, le persil et aussi sur les feuilles de la carotte cultivée. La femelle pond une bonne centaine d’œufs. Je n’ai pas encore trouvé de chenille, bon, il est vrai qu’il n’y a pas encore de carottes sauvages. Le fauchage n’arrange pas mon affaire non plus. De l’œuf à la chenille, il s’écoule trois semaines dans les conditions optimales de nourriture et de température. Question température, nous ne sommes pas gâtés non plus. Si j’en trouve une, je vous promets une photo, car elle est à l’image du papillon : très belle !!!
 
   
 
   
 
   
         
             
             
           
      Le salsifis des prés (Tragopogon pratensis)      
 
  Ordre : Astérales-Famille : Astéracées (ou Composées)      
    Comme le pissenlit (même famille), c’est une plante à latex et ses fruits sont surmontés d’une aigrette constituée de « poils »plumeux. Là s’arrêtent les ressemblances. La fleur se situe à 30-70cm du sol. Elle est solitaire et s’épanouit de juin à juillet. On la trouve dans les grandes herbes, le long des routes et des chemins, aussi dans les remblais. Ses racines étaient autrefois conservées l’hiver et consommées en légumes. Les jeunes pousses, elles, étaient mangées comme des asperges. Cette année, on la trouve en nombre assez important. Note : les Astéracées (famille de la marguerite) se nomment aussi Composées. En effet, ce que l’on nomme improprement « fleur » est en fait un capitule comportant de nombreuses fleurs (ce qu’on prend pour un pétale est une fleur). Chaque fleur donne un fruit surmonté d’une aigrette qui s’envole avec le vent. On appelle ce type de fleurs des fleurons.
 
 
 
   
 
           
             
 
             
             
 
La nature au fil des saisons