La nature au fil des saisons - JUILLET 2014

  - Euphorbe réveille-matin (Euphorbia helioscopia)    
 
- Filipendule ulmaire (Filipendula ulmaria)    
    - Les conocéphales (Conocephalus …)    
    - Le Myrtil (Maniola jurtina)    
         
         
 
La nature au fil des saisons      
           
             
      Euphorbe réveille-matin (Euphorbia helioscopia)
      Ordre : Malpighiales Famille : Euphorbiacées
       
   
Une jolie plante herbacée commensale des cultures, originale à plus d’un titre. Ses fleurs jaune-vert en ombelle s’ouvrent avec les premiers rayons du soleil, d’où son nom vernaculaire ; quant au nom scientifique « helioscopia » , il signifie « qui regarde le soleil ». La plante présente une géométrie particulière qui peut se résumer en trois chiffres : 5-3-2 ! La tige, souvent unique, se divise en cinq rayons portant les inflorescences qui se divisent à leur tour en trois, puis en deux. La floraison s’étale de mai à août. Les fruits en capsule arrondie pendent au bout d’un petit pédoncule sur le côté de l’ombelle. Les fruits sont toxiques.
Autres espèces :
Euphorbe petit cyprès : sur sol rocailleux et ensoleillé
Euphorbe des bois : souvent au pied des chênes et des hêtres
Euphorbe des jardins : au bord des prés, des routes et dans les jardins à l’ombre,près des habitations sur sol remué.
 
     
             
 
 
         
 
 
 
 
 
             
       
 
      Filipendule ulmaire (Filipendula ulmaria)      
      Ordre : Rosales –Famille : Rosacées      
             
   
Cette plante possède un nombre important de noms, dont celui de reine des prés, peut-être dû au fait qu’elle a un port haut qui dépasse les autres plantes et domine les herbes folles. C’est une plante herbacée mellifère qui pousse dans les endroits humides. Vous pouvez la contempler dans les fossés rue du Pont d’Avelette non loin des virages avant la ferme Belzace. On la trouve aussi le long du canal. Ses fruits enroulés en « hélice » la font nommer encore « Spirée ulmaire ». Comme le saule blanc, elle contient des dérivés salicylés qui permettent de synthétiser l’aspirine. On l’utilise également pour aromatiser crèmes desserts, dentifrices ou boissons. Si elle n’est pas en danger, une menace pèse toutefois sur les milieux humides qui ont tendance à disparaître suite au drainage. Les milieux humides correspondant à un besoin vital pour elle, sont l’enjeu de sa survie ! Visible aussi : du château d’eau de Gonnehem à la rue du Blanc Sabot; une importante station de cette plante. Le bord de route n’a pas été fauché à l’heure ou j’écris ces lignes.
 
     
     
   
 
 
 
 
   
 
   
 
 
         
 
 

           
 
  Les conocéphales (Conocephalus …)
      Ordre : Orthoptères – Famille : Conocephalinés      
             
   
Les conocéphales sont de petites sauterelles de la taille d’un criquet ; elles s’en différencient par de longues et fines antennes et, pour les femelles par un organe de ponte appelé oviscapte.
Trois espèces sont présentes dans la région : Le conocéphale bigarré (conocephalus fuscus)
Le conocéphale des roseaux (conocephalus dorsalis)
Le conocephale gracieux (Ruspolia nitidula)
La femelle photographiée est probablement une jeune femelle de C. fuscus car son oviscapte est long et droit. Chez la femelle du C. des roseaux il est moins long et courbe. Toutefois, elle n’a pas encore les ailes de l’adulte qui dépassent le bout de l’abdomen. Chez le C. des roseaux les ailes restent vestigiales (comme sur la photo).C. fuscus est actif de jour, C. dorsalis est plus nocturne. Conocéphale signifie « tête en forme de cône ». Le mimétisme avec les herbes est parfait. Et comme si cela ne suffisait pas, l’insecte se place le long des tiges, à l’opposé du curieux qui met le nez dans les herbes. Seul un bond trahit sa présence. Il m’a donc été très difficile d’obtenir des photos valables : j’ai du faire bondir l’insecte à découvert. On peut chercher l’espèce le long des fossés herbeux ou le long des champs qui présentent un talus herbeux.
 
 
         
 
 
 

       
 
   
 
 
 
 
 

 

   
      Le Myrtil (Maniola jurtina)      
      Ordre : Lépidoptères – Famille : Nymphalidés      
             
   
Papillon marron clair avec un ocelle noir centré de blanc dessous sur l’aile antérieure. Le mâle diffère de la femelle sur le dessus. Celle-ci a une plage fauve autour de l’ocelle, alors que le mâle est entièrement sombre, presque noir. C’est un papillon très commun, présent partout en France et à large distribution en Europe, jusqu’en Turquie même. Il fréquente surtout les lieux où poussent les graminées (on peut toutefois le rencontrer en milieu urbain). Il vole de fin mai à septembre, en grand nombre ce mois pour notre secteur. Une seule génération pour cette espèce. Il hiverne sous forme de chenille dans la végétation au niveau du sol. L’imago butine de préférence sur les fleurs mauves ou bleues. La chenille se nourrit sur les graminées. Elle est verte et couverte de fins poils blancs. A l’arrière elle porte un appendice en forme de fourche.
 
         
 
         
 
   
 
   
   
   
 
   
 
         
           
         
 
 
 
 
La nature au fil des saisons