La nature au fil des saisons - JANVIER 2014

       
 
- Aigrette Garzette (Egretta garzetta)    
    - Buse variable (Buteo buteo)    
         
         
 
La nature au fil des saisons      
           
      Aigrette Garzette (Egretta garzetta)      
      Ordre : Ciconiiformes – famille : Ardéidés
   
Comme sa proche parente la grande aigrette, elle est toute blanche. Pour la distinguer voici quelques critères d’identification: son long bec fin est noir et non jaune; en vol, ses pattes dépassent moyennement la queue (pour la grande aigrette, elles dépassent largement comme le héron cendré). Elles sont noires, mais ses doigts sont jaunes, caractéristique qu’elle est la seule à posséder dans la famille des ardéidés de nos régions. Enfin elle est beaucoup plus petite que sa cousine et que le héron cendré. Généralement migratrice, la plupart des aigrettes garzettes hivernent en Afrique; une partie d’entre elles passe toutefois l’hiver en France et en Espagne et avec le réchauffement climatique nous pouvons désormais la voir chez nous. En fin d’après-midi, une demi-heure avant le coucher du soleil environ, elle passe le long du canal pour rejoindre les bassins de Mont-Bernanchon où elle passe la nuit. Le lendemain à l’aube elle quitte le dortoir pour aller se nourrir. Elle se nourrit de poissons, grenouilles, vers, insectes, mollusques selon l’endroit où elle se trouve. Elle pêche dans les eaux peu profondes ainsi que les zones inondées, le long des côtes, souvent en petits groupes.
 
     
           
 
 
 
 
 
   
             
         
      Buse variable (Buteo buteo)      
      Ordre : Accipitriformes- Famille : Accipitridés      
           
    Rapace commun dans la France entière, elle est toutefois surtout présente à Hinges en hiver. Elle affectionne les bois et les bosquets où elle niche sur un arbre. On la rencontre donc dans le boisement du bassin VNF plutôt du côté des pâtures qui constituent son territoire de chasse. Son alimentation est constituée principalement de petits rongeurs qu’elle guette depuis un arbre ou un piquet de pâture. Elle a une vue excellente qui lui permet également de repérer ses proies en vol. Lorsqu’elle se repose, elle se perche à l’orée du bois, le plus souvent sur un coin; elle ne laisse ainsi aucune chance d’approche, même au photographe bien intentionné. Il faut dire qu’elle a été longtemps persécutée par l’homme et qu’elle a encore aujourd’hui de bonnes raisons de le craindre. Cette espèce est qualifiée de «variable » par rapport à son plumage qui est différent d’un oiseau à l’autre: pour faire simple, il y a des buses sombres et des buses plus ou moins claires, certaines presque blanches. Il faut donc se baser sur la silhouette en vol pour l’identifier. Lors des chaudes journées de printemps ou d’été (et encore au début de l’automne) elle pratique le vol à voile. Elle décrit des cercles tout en s’élevant. Elle tend ses ailes légèrement en avant (leurs bords antérieurs dépassent la tête qui semble enfoncée dans les épaules) et les tient un peu relevées en un large V ouvert. Sa queue étalée est courte, moins longue que la largeur des ailes. Les autres rapaces n’ont ni ses proportions, ni la position de ses ailes. Bien que sédentaire, des buses nordiques ou de l’est apparaissent parfois en hiver dans nos campagnes. Il s’agit le plus souvent de jeunes buses.
 
     
     
 
 
 
 
 
 
             
 
             
 
   
 
   
 
   
 
           
 

           
 
   
             
       
 
         
 
 
 

 
 

 

   
         
 
 
 
 
La nature au fil des saisons