La nature au fil des saisons - JANVIER 2013

       
 
- Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo)    
    - Le grèbe castagneux (Tachybaptus ruficolis)    
    - Massette à feuilles larges (Thypha latiflia)    
         
 
La nature au fil des saisons      
           
      Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo)      
      Ordre : ex-Pélécaniformes –Suliformes depuis 2011-Famille : Phalacrocoracidés
    S’il est vrai qu’il est grand (longueur de 77 à 94 cm-envergure de 121 à 149 cm) le qualificatif sert également à le différencier du cormoran huppé qu’il côtoie en Bretagne. Quant à son nom, il signifie littéralement « corbeau de mer » ; presqu’entièrement noir, il le rappelle. « kor » est le cri qu’il émet en période de reproduction et cette onomatopée est à l’origine des noms corbeau, cormoran. En Bretagne mor désigne la mer. C’est un oiseau marin qui se reproduit sur les côtes de l’Europe de l’Ouest. Ses sites de nidification sont les falaises et les rochers des côtes normandes et bretonnes. Le nombre de couples reproducteurs étaient de 1161 dans les années 1985-1989. Certains oiseaux se montrent (souvent morts) où ils nichent en colonie. Dans notre secteur, un seul site réunit ces conditions: le marais de Cambrin, le nombre de cormorans reste donc très modeste. Dès janvier, le plumage des oiseaux apte à se reproduire se modifie: de petites plumes blanches apparaissent sur le cou et à la tête ainsi que deux taches blanches aux cuisses (très visibles en vol). Elles disparaissent en avril/mai. Les juvéniles ont un plumage sensiblement différent de celui des adultes: leur poitrine et leur ventre sont clairs, presque blanc. Les oiseaux de Hollande, du Danemark et de Finlande migrent en automne. En octobre, on observe alors des vols de quelques individus à la centaine d’oiseaux au dessus de la région. Les cormorans adoptent la formation en « V » comme les oies ou la formation linéaire pour rejoindre leur site d’hivernage.
 
     
           
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
   
 
   
 
   
             
         
      Le grèbe castagneux (Tachybaptus ruficolis)      
      Ordre : Podicipédiformes - famille : Podicipédidés      
    C’est le plus petit des grèbes. Bien qu’il se reproduise et se nourrit dans la végétation touffue des étangs, il quitte ces lieux en hiver .En janvier-février on peut le voir à découvert sur les eaux calmes. A Hinges, il nage le long des berges du canal sans toutefois y séjourner. On peut le voir, mais difficile de l’observer, car il plonge sans cesse en quête de nourriture ou pour échapper au regard. Il fait partie des palmipèdes, mais les membranes sont de simples festons qui ne relient pas les doigts comme chez les canards, mouettes ou cormorans. Sa nourriture est constituée d’insectes aquatiques et de leurs larves, de petits mollusques et de crustacés. En hiver, il capture de petits poissons. Il sait voler, mais reste pratiquement toujours sur l’eau. Il utilise le vol pour migrer, mais là encore difficile de le voir, car le voyage à lieu la nuit.
 
     
 
 
 
 
 
 
             
 
             
 
           
 

           
 
  Massette à feuilles larges (Thypha latiflia)
      Ordre : Thypales-Famille : Thyphacées      
    Ses feuilles vert-bleu sont disposées sur deux rangées et ont 1 à 2 cm de large (d’où le nom). Rappelons que chez la massette à feuilles étroites, elles n’ont que 3 à 10 mm de large. Elles sont dressées et leur forme est « en lame d’épée ». La floraison a lieu en juillet/août et les fruits éclatent durant l’hiver ou au printemps suivant. L’inflorescence est en épi .Le cylindre brun sombre est un amas de fleurs femelles. Les fleurs mâles, jaunes, se situent juste au dessus. Ce détail permet de l’identifier, car chez la massette à feuilles étroites, les fleurs mâles sont séparées par un espace sur la tige. En hiver, le tube brun éclate et laisse apparaître les graines blanches et cotonneuses. Le vent les disperse, assurant ainsi la pérennité de cette plante herbacée. Elles étaient utilisées autrefois pour remplir les matelas ou, dans les régions humides, pour allumer le feu. La massette pousse dans les eaux douces peu profondes ou dans la boue. Dans notre commune, elle demeure discrète et plutôt rare.
 
 
         
 
 
 

 
 

 

   
         
 
 
 
 
La nature au fil des saisons