La nature au fil des saisons - FEVRIER 2014

  - Pâquerette (Bellis perennis)    
 
- Le roitelet huppé (Regulus regulus)    
    - Le pic épeiche (Dendrocopus major)    
         
         
 
La nature au fil des saisons      
           
      Pâquerette (Bellis perennis)      
      Ordre : Asterales – famille : Astéracées
   
Si vous demandez à un jeune enfant de dessiner une fleur, il dessinera à coup sûr une fleur qui ressemblera à une pâquerette. Il vous dira que ses pétales sont blancs et son cœur jaune. Accordons à son innocence l’ignorance de la réalité ! Les fleurons blancs sur le pourtour sont en réalité des fleurs femelles, dites ligulées(en forme de cuillers) et celles du centre, jaunes, sont dites tubulaires en raison de leur forme en tube. Les fruits sont de petits akènes qui se dispersent grâce au vent ; leur odeur attire les insectes. Si je vous présente cette fleur si connue, c’est que sa floraison habituellement longue (mars à novembre) le sera encore plus cette année, puisqu’elle est apparue dès février dans nos pelouses. Elle appartient à la famille des Astéracées, la famille qui compte le plus grand nombre d’espèces dans le village(25). Celle qui lui ressemble le plus est la marguerite. On ne peut néanmoins les confondre, car notre pâquerette ne dépasse pas les 10 cm en général. Lorsqu’on tond sa pelouse à ras, à « ras les pâquerettes » elle repousse sans problème. La pâquerette a été utilisée pour ses propriétés cicatrisantes et dépuratives. Elle est en outre un excellent expectorant. La fleur contient des saponines qui ont été utilisées pour combattre l’eczéma.
 
     
           
 
 
 
 
 
   
             
         
      Le roitelet huppé (Regulus regulus)      
      Ordre : Passériformes – Famille : Régulidés      
             
   
C’est le plus petit oiseau d’Europe. Sa préférence va aux conifères, mais on le trouve partout : bois mixtes, parcs, jardins. Souvent haut dans les arbres, il circule sans cesse entre les branches. A cette saison, il s’associe volontiers aux mésanges dans sa quête de nourriture. Pour la capturer (araignées-insectes) il possède des doigts forts qui lui permettent de se tenir « tête en bas » ! On le reconnait surtout au dessin coloré de la tête justement: le mâle a une bande médiane orangée encadrée par deux bandes noires; pour la femelle, elle est jaune. Une espèce proche, le roitelet triple bandeau possède une bande blanche supplémentaire entre l’œil et la bande noire. Peu farouche, il se laisse facilement observer dans les arbres dénudés. Il parcourt le village de jardin en jardin et visite les arbres. Il n’hésite pas à rechercher au sol insectes et graines qui font défaut dans ces derniers.
 
     
     
 
 
 
 
 
   
 
           
 

           
 
  Le pic épeiche (Dendrocopus major)
      Ordre :Piciformes – Famille : Picidés      
             
    Trois espèces habitent notre village : le pic vert, le pic épeiche, le pic épeichette. Le pic vert est le plus connu de tous car il fréquente nos pelouses été comme hiver. C’est pourtant le pic épeiche qui est le plus commun et s’il est moins visible, c’est qu’il est plus forestier que son cousin. L’hiver, il quitte volontiers les boisements et devient ainsi plus visible dans nos jardins ! Il y recherche sa nourriture dans les pins et sapins que nous avons plantés. Leurs graines constituent en effet sa nourriture privilégiée en hiver. Aux autres saisons, on l’entend frapper l’écorce des arbres feuillus; Quand ça sonne creux, c’est qu’il y a la larve d’un insecte xylophage dans une galerie; sa langue gluante et à crochets a tôt fait de l’extirper de la galerie ! C’est un oiseau très facile à identifier: noir, blanc et rouge vif. Craintif, son cri est tout aussi identifiant : c’est une série de Kik ! Kik ! Kik ! et si vous l’apercevez accroché a un tronc, il disparaitra aussitôt en passant derrière. Par contre, s’il ne vous a pas repéré, vous pourrez le contempler de longs instants à la cime d’un arbre mort. Observez l’arrière de la tête: si vous voyez du rouge, c’est un mâle; si la calotte est toute noire, c’est une femelle. A la période des amours, le mâle ne chante pas comme les autres oiseaux. Pour délimiter son territoire, il en fait le tour en tambourinant, c'est-à-dire en frappant une branche ou un tronc avec le bec. Cela lui permet d’éloigner les mâles en compétition et de séduire sa belle. Le couple formé, les deux partenaires creusent une loge dans le tronc d’un arbre (souvent sénescent) et la nichée venue, le couple nourrit les jeunes pics. Il existe une dizaine d’espèces de pics en Europe, tous très dépendants de « l’arbre », la principale menace de disparition est celle de la disparition des milieux forestiers.
 
 
         
 
 
 

 
       
 
       
 

 

   
         
 
 
 
 
La nature au fil des saisons