La nature au fil des saisons - FEVRIER 2012

       
    - La bécassine des marais (Gallinago Gallinago)    
    - Bergeronnette des ruisseaux    
    - Se nourrir et lutter contre le froid I    
    - Se nourrir et lutter contre le froid II    
    - Le cygne tuberculé(cygnus olor)    
      - Le Grèbe huppé (Podiceps cristatus)      
             
             
 
La nature au fil des saisons      
           
             
      Se nourrir et lutter contre le froid      
   
Les oiseaux sédentaires prennent le risque de mourir de faim ou de froid en restant sur leur lieu de nidification. Depuis le début du mois, le gel et la neige les empêchent d’accéder à leurs sources alimentaires. C’est pour cette raison, que nombre d’entre vous leur donne un coup de pouce en installant des mangeoires ; la récompense est le spectacle qu’ils nous offrent en se rapprochant des maisons, un habitant d’Annezin a eu la visite surprise d’une bécasse.
Voici quelques photos de mes postes d’alimentation.
 
     
     
     
     
             
 
             
 
             
 
             
 
 
             
 
 
             
 
             
 
 
             
 
 
             
 
           
 
             
      Se nourrir et lutter contre le froid :      
   

Les graines oléagineuses telles que les graines de tournesol permettent de lutter contre le froid, mais c’est le plumage qui est le principal rempart contre les intempéries. Lorsque la température baisse sensiblement, de nombreux passereaux gonflent leurs plumes, augmentant ainsi la couche d’air entre leur corps et l’extérieur. Les principales déperditions de chaleur ont lieu au niveau des parties nues de l’oiseau. C’est pour cette raison que nombre d’entre eux enfuissent le bec dans leurs plumes et cachent leurs pattes sous le ventre.
Quelques exemples en photos: canard colvert, oie cendrée, fuligule milouin.

 
             
 
             
 
             
 
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
           
           
      La bécassine des marais (Gallinago Gallinago)(Ordre des Charadriiformes-Famille des Scolopacidés)      
   
Voici un oiseau qui apparaît dans le village en même temps que la neige et le gel. L’hiver 2010-2011, on l’a vu en novembre; cet hiver, en février. Dans bécassine, il y a bec : celui-ci mesure un tiers de la longueur totale de l’oiseau, cette caractéristique qu’on retrouve chez la bécasse ou les bécasseaux leur a valu leurs noms.
Au sol, vous avez peu de chance de l’observer, car son plumage cryptique la confond avec la végétation. Mais arrivé à 10/15m, elle s’envolera rapidement souvent en poussant un « kètch » détonant. Elle s’éloigne en zigzaguant, le bec incliné vers le bas.
Son régime alimentaire la confine à quelques sites dans notre village: ce sont les fossés boueux avec courant : impasse du Petit Hinges, chemin parallèle à la rue du 8 mai au niveau du Pt d’Hinges, rue d’Enfer à partir de la ferme Duponchel, au Pacault en vol. Le courant retarde le gel de l’eau et lui permet de rechercher les vers dans la boue .Son bec est mou et flexible à son extrêmité, ce qui lui permet de déceler ses proies cachées. Elle consomme également mollusques, crustacés, autres invertébrés en d’autres saisons et en d’autres milieux.
     
         
           
 
 
 
 
 
 
 
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea) (Ordre :Passériformes-famille :Motacillidés )      
 
 

Trois espèces de bergeronnettes fréquentent notre village : la bergeronnette grise, présente toute l’année (un certain nombre migre toutefois vers le Sud-Ouest en automne), la bergeronnette printanière qui vient se reproduire au printemps et en été et la bergeronnette des ruisseaux qui vient passer l’hiver chez nous. Cette bergeronnette est très dépendante de l’eau courante, même si Hinges n’a rien de commun avec son milieu originel : la montagne, elle retrouve dans les pentes qui nous entourent, le courant des fossés qui lui garantit sa nourriture.
Les sites qu’elle fréquente sont les mêmes que ceux de la bécassine des marais, on peut aussi la voir rue du Boulan, ou le long du canal sur les plaques en béton inclinées.
Son régime alimentaire est surtout constitué d’insectes et de leurs larves; à la belle saison, elle capture coléoptères, libellules, éphémères et larves. Elle les saisit au sol ou au bord de l’eau, comme la bécassine, elle s’attaque aussi aux crustacés et mollusques d’eau douce.
En été, le plumage diffère de la photo prise la semaine dernière: le mâle se pare d’une bavette noire, la femelle a la gorge blanche nuancée de grisâtre. Par rapport aux autres bergeronnettes, sa queue est beaucoup plus longue. Elle doit son nom à « bergère » dans le sens où les bergeronnettes se plaisent au milieu du bétail. En certaines régions on l’appelait aussi « lavandière » en rapport avec les hochements de la queue qui ressemblent aux gestes des lavandières qui battaient le linge. Ailleurs, on la nommait « hoche-queue ». Cet oiseau à la silhouette longue et effilée possède une élégance qui le différencie des autres oiseaux.

     
 
 
 
 
 
 
             
 
             
 
 
 
 
 

           
      Le cygne tuberculé(cygnus olor)(ordre :Ansériformes-Famille :Anatidés)      
   
     

La famille des Anatidés regroupe les canards, les oies et les cygnes. Ce sont des oiseaux d’eau qui ont les pattes palmées. Le cygne tuberculé a un tubercule à la base du bec, plus volumineux chez le mâle au printemps. Son bec est rouge/orangé, ce qui le différencie du cygne chanteur et du cygne de Bewick. On a compté jusqu’à 25000 plumes sur un individu, ce qui lui permet de supporter l’eau glaciale pourvue qu’elle ne soit pas gelée. Il est lourd et doit « courir » sur l’eau pour prendre son envol mais une fois en l’air son vol est majestueux. Il peut atteindre la vitesse de 80/85 km/heure.
Chaque battement d’aile produit un son qui permet de l’identifier sans même le voir. Ce bruit lui sert de contact avec ses congénères. En effet il ne crie pas comme les canards ou les oies cendrées qui appartiennent à la même famille.
Pour se reproduire, il construit un nid volumineux de roseaux (phragmites) au milieu des marais, ou de branchages, ou à terre, dans l’herbe. Les jeunes (de 5 à 9) et juvéniles ont le plumage gris/brun. Il faut un an avant qu’ils deviennent blancs. A cet âge, il leur faut quitter les parents qui les chassent s’ils tardent trop. Les adultes ne tolèrent aucun intrus dans leur territoire qui peut couvrir de 1,5 à 4 hectares. En dehors de la période de reproduction, le cygne peut devenir grégaire.

     
   
 
   
 
   
 
   
 
   
 
   
 
   
 
   
   
           
             
      Le Grèbe huppé (Podiceps cristatus) (Ordre des Podicipédiformes-Famille des Podicipédidés)      
 
         
   
C’est un plongeur aux pattes situées loin à l’arrière, ce qui explique son inaptitude à la marche. Cette morphologie facilite la propulsion. En outre, ses doigts sont lobés, à ce titre, il est palmipède comme le cygne, bien que les doigts ne soient pas attachés. C’est le plus grand des grèbes et le plus répandu en Europe. Comme le montre les photos, son plumage est différent en hiver et à la période nuptiale. Ce n’est que pendant la reproduction que sa tête s’orne de la huppe et qu’apparaissent les belles couleurs du cou. Son régime alimentaire est essentiellement piscivore (poissons de 5 à 20 cm maximum). Il chasse ses proies en plongeant, peut rester jusqu’à 3 minutes sous l’eau et descendre jusqu’à 20 mètres ;mais il plonge le plus souvent à 4/6mètres. Il capture surtout des cyprinidés tels que goujons, gardons, ablettes. Si le milieu comprend des perches, c’est alors sa proie favorite. Sa portion quotidienne est de 150 à 200 grammes/jour.
Les couples se forment au cœur de l’hiver, on peut alors assister à sa très célèbre parade nuptiale. La nidification a lieu d’Avril à Mai-juillet, mais elle peut débuter en janvier, si la météo est clémente. Le nid est constitué de plantes aquatiques (surtout des roseaux), il est volumineux et parfois flottant comme sur la photo. La femelle pond de 3 à 5 œufs, l’incubation dure 29 jours .Les œufs sont blancs et forts visibles, aussi lorsque l’adulte quitte le nid, il les recouvre avec les plantes du nid, si bien qu’ils finissent par se teinter. Les poussins sont nidifuges .Lorsqu’ils sont encore petits, les parents les transportent sur le dos, ils sont nourrit par les deux parents et restent dépendants de 71 à 79 jours. La répartition de cette espèce couvre toute l’Europe (sauf la Scandinavie) et l’Asie, les populations du Nord sont migratrices, le vol a lieu de nuit.
     
   
 
   
 
   
 
   
 
   
 
   
 
   
   
           
 
La nature au fil des saisons