La nature au fil des saisons - Décembre 2016

  - Les Phragmites (Phragmites australis)    
    - Un Polypore    
         
         
         
         
         
         
 
La nature au fil des saisons      
             
         
      Les Phragmites (Phragmites australis)
      Ordre :Cyperales – Famille : Poacées
       
   
Encore appelé : roseau commun, sagne.
C’est une espèce cosmopolite, c'est-à-dire qu’on rencontre à peu près dans le monde entier. Elle est originaire d’Eurasie et non d’Australie comme pourrait le faire penser son nom scientifique :… « australis ».
Lorsqu’on la côtoie, on se rend compte que cette plante herbacée dépasse nettement la hauteur d’un homme ; elle peut atteindre 3m de haut ! Dans le village, elle pousse dans les fossés humides à eau stagnante. Elle est envahissante et peut former d’immenses roselières comme en Hollande par exemple. Elle abrite dans ce cas le nid du busard des roseaux( Il a niché à Hinges dans la roselière du bassin VNF avant qu’elle ne disparaisse et soit envahie par les saules). Elle est aussi exploitée par l’homme. Les tiges sont utilisées comme brise-vue, pare-vent ou encore pour couvrir les toits (en Camargue par exemple). Lorsqu’elle occupe les fossés, le mince rideau suffit pour accueillir le nid du phragmite des joncs et de la rousserole effarvatte. Celui-ci est accroché à plusieurs tiges et monte avec la pousse du roseau, le maintenant ainsi hors d’eau.
La plante absorbe les métaux lourds et joue un rôle dans la dépollution de sites. Lorsqu’on la fauche, il faut donc l’éliminer, car les feuilles caduques qui pourrissent dans l’eau , libèrent les substances toxiques .
En cette fin d’automne, ses plumets sont du plus bel effet dans les rayons du soleil rasant ou encore lorsqu’ils s’inclinent tous en même temps sous l’effet d’un vent léger.
 
     
             
 
             
 
 
         
 
   
 
 
 
             
             
             
         
         
      Un Polypore    
             
   

Ce genre de champignon se présente sous 13 formes différentes. Les caractères déterminants des polypores sont : une chair fibreuse ou ligneuse souvent coriace, pied rétréci ou inexistant au point d’attache, en forme de console.
L’espèce présentée en novembre 2011 était fixée haut sur le tronc. Celui présenté aujourd’hui se situe à la base du tronc et sort d’une échancrure pourrissante d’un arbre toujours vivant.
D’autres espèces se nourrissent sur des arbres morts tombés ou encore sur des souches d’arbres coupés. Vous l’avez compris, les polypores sont lignicoles. Ils font disparaitre les matières ligneuses en décomposition de façon très écologique.
Par combustion le bois mal brûlé émet 3 gaz à effet de serre : le dioxyde de carbone(CO2), le méthane et le protoxyde de carbone de façon infime par rapport aux autres pollutions atmosphériques, mais émet également des particules fines toxiques pour notre santé. Le chauffage domestique en est le principal responsable lorsqu’il utilise des foyers ouverts ou utilise du bois traité. L’action des polypores est donc bénéfique pour la qualité de l’air que nous respirons.

 
             
 
             
 
           
 
             
 
             
 
         
 
       
 
 
La nature au fil des saisons