La nature au fil des saisons - DECEMBRE 2014

  - La Scatophage stercoraire    
 
- Le moineau domestique (Passer domesticus)    
    - Les orties (Urtica)    
         
         
         
         
         
 
La nature au fil des saisons      
           
      La Scatophage stercoraire (Scatophaga stercoraria)      
      Ordre : Scatophagidés – Famille : Diptères
    Sa couleur jaune-verdâtre attire immanquablement le regard. On la trouve surtout sur les fleurs, aussi sur les feuilles ou au sol. En la regardant de près, on constate que son abdomen et ses pattes sont très velus. Très commune d’avril à octobre dans toute l’Europe, on en rencontre encore en ce mois de décembre où les températures restent positives. Le nom populaire sans poésie de « mouche à merde » indique qu’elle fréquente aussi les excréments frais et bouses de vache. Elle y pond ses œufs et les larves s’y développent en s’en nourrissant.
 
     
       
 
       
 
   
 
   
 
             
       
 
      Le moineau domestique (Passer domesticus)      
      Ordre : Passériformes – Famille : passéridés      
             
   
Voici l’espèce la plus commune qui soit et la plus connue de tous aussi, car proche de l’homme. C’est pourtant une espèce qui accuse les plus forts déclins à travers toute l’Europe, la Grande Bretagne en tête : moins 90 à 95 % des effectifs en 10/15 ans. Encore présent dans le village, j’ai bien peur que cet article constituera bientôt un témoignage du « passé ». Son nom date du XIIème siècle. Il le doit aux couleurs du plumage (mâle) semblables à celles des habits de moines. Quant à « domestique » il signifie « de la maison » et indique la forte proximité de l’oiseau avec les habitations humaines. Le mâle et la femelle ont des plumages différents. Celui du mâle change un peu en hiver au niveau de la bavette noire qui devient plus diffuse. (Voir les photos) La femelle n’a pas de noir et paraît terne. On peut la confondre avec la femelle de pinson des arbres (présente à cette période de l’année). On trouve des moineaux domestiques partout dans le monde, sauf aux pôles. Son gros bec indique que son régime alimentaire est, à la base, granivore. Mais cet oiseau sait être opportuniste : il sait marauder en pénétrant dans les supermarchés ou en descendant sous les tables d’une terrasse de café, juste entre vos jambes, pour chaparder les miettes tombées au sol ! S’il ne fréquente pas votre jardin les trois quarts de l’année, il ne manquera pas de visiter votre terrain si vous nourrissez les oiseaux en hiver. Vous aurez alors tout le loisir de l’observer derrière votre fenêtre.
 
     
     
   
 
   
 
   
 
   
 
   
   
   
 
         
 
           
  Les orties (Urtica)
             
             
   

On rencontre cinq espèces en France : une exclusivement en Corse, une dans le midi méditerranéen, une dans le midi, dans l’ouest et dans notre région : deux espèces, la grande ortie (urtica dioïca) et l’ortie brûlante (Urtica urens). Peu engageante à cause de ses poils urticants, la plante a de nombreuses applications humaines et se place en tête de la biodiversité, ce qui devrait la rendre plus sympathique ! C’est une plante médicinale des plus utiles et des plus efficaces. Au niveau gastronomique, vous avez sans doute déjà entendu parler de la soupe d’ortie. Au niveau jardin, on peut confectionner le purin d’ortie, insecticide naturel. C’est aussi un engrais vert utilisé en agriculture et une excellente plante fourragère pour nourrir les volailles, desséchée, le bétail. Elle a eu aussi des usages textiles: toile d’ortie et teinture verte. Dans la nature, C’est un trésor de biodiversité: pas moins d’une centaine d’espèces d’insectes la fréquente, dont une cinquantaine de papillons (certains en dépendent exclusivement, leurs chenilles se nourrissent des feuilles). Ces insectes attirent à leur tour nombre de prédateurs : les coccinelles s’attaquent aux pucerons, les ichneumons parasitent les chenilles dans lesquelles se développent leurs larves, plusieurs araignées chassent les insectes volants qui s’y posent. Les oiseaux sont de la partie également: la rousserolle verderolle y bâtit même son nid, le garde-manger pour ses petits étant à portée de bec ! Les faisans et perdrix apprécient beaucoup les graines d’orties. Plusieurs mammifères également visitent l’ortie: le hérisson prélève les escargots et les limaces, la belette guette le campagnol et d’autres y cachent leurs petits. Je m’arrête là, car la liste est longue. J’espère que ce bref tableau des vertus de la plante vous fera regarder l’ortie d’un œil bienveillant.

 
 
         
 
   
 
   
 
   
 
 
 
 
 
 

 

   
             
             
             
       
         
 
         
 
   
 
 
 
             
             
             
       
     
             
 
             
 
   
 
   
 
             
   
             
           
 
         
             
 
         
       
           
 
   
 
   
 
   
 
   
   
   
 
 
 
 
La nature au fil des saisons