La nature au fil des saisons - AVRIL 2014

       
 
- Le triton alpestre (Ichthyosaura alpestris)    
    - Le coucou gris (Cuculus canorus)    
    - L’éristale gluant (Eristalis tenax)    
    - Passerage drave ( Lepidium draba)    
         
 
La nature au fil des saisons      
           
             
      Le triton alpestre (Ichthyosaura alpestris)
      Ordre : Caudata – Famille : Salamandridés
       
   
Rencontre nocturne insolite sur une terrasse dans la rue d’Avelette qu’un habitant nous fait partager par l’envoi de sa photo: il s’agit du triton alpestre. Alpestre ne signifie pas qu’on le trouve dans les Alpes, mais qu’il vit du niveau de la mer jusqu’à 2500m d’altitude. C’est un amphibien. Il partage sa vie entre l’eau et la terre. Comme la grenouille ou le crapaud il a besoin de l’eau pour se reproduire. En dehors de la période de reproduction, il passe la journée caché et sort la nuit pour se nourrir (Photo prise à 21H15); son déplacement est lent et il capture donc des proies lentes comme lui, telles les limaces ou les cloportes. Pour repérer ses proies il utilise la vue, mais aussi l’odorat. En période de reproduction, il se nourrit d’insectes (larves) aquatiques qu’il capture plus aisément. Le triton ponctué se reconnait à la couleur gris/verdâtre ponctuée de taches plus ou moins visibles et à son ventre rouge/orangé. Le mâle est plus petit que la femelle. Dans l’eau en période de reproduction, il devient bleu vif sur les flancs et s’orne de motifs noirs sur fond blanc/beige le long du corps, sur la tête et les pattes.
Autres espèces :
 
     
      • Triton crêté      
 
  • Triton ponctué      
 
  • Triton palmé      
 
 
 
 
   
             
       
 
      Le coucou gris (Cuculus canorus)      
      Ordre : Cuculiformes – Famille : Cuculidés      
             
   
Comme l’hirondelle qui rentre à la même époque, le coucou est un visiteur d’été qui revient chez nous en avril. Il passe l’hiver en Afrique tropicale. Plus connu par son chant que par l’observation, son « cou-cou » à le don d’agacer les petits passereaux. Ils quittent alors leur nid pour le poursuivre. La femelle coucou en profite pour déposer un œuf dans le nid sans défense. Il est couvé ensuite par les parents malgré eux et lorsque le jeune coucou naît, il pousse les œufs de ses parents adoptifs en dehors du nid. La femelle coucou pond de 8 à 25 œufs, autant de nids volés et de nichées perdues pour les malheureuses victimes. Le régime alimentaire du coucou est surtout insectivore: imagos mais aussi larves, notamment les chenilles velues; mais il peut aussi à l’occasion manger les œufs des nids parasités. Malgré le sombre tableau que je viens de brosser, c’est un bel oiseau. Son plumage gris de loin, révèle du blanc dans les parties basses, barré de noir; sa queue est gris foncé à noir. Certaines femelles sont rousses au lieu de gris. Ses ailes sont pointues comme celles du faucon crécerelle, ce qui le fait parfois confondre avec lui. La queue est gris foncé à noire.
 
     
     
 
 
 
 
 
   
 
         
 
 

           
 
  L’éristale gluant (Eristalis tenax)
      Ordre : Diptère- Famille : Syrphidés      
             
   
Au premier abord, on peut le confondre avec une abeille car son corps en a la couleur. Mais il est plus gros et son thorax est poilu. En le regardant de plus près, on découvre sur son abdomen deux taches orangées. Une différence encore, il est capable de faire du vol stationnaire. Sinon, comme l’abeille, il visite les fleurs. Très commun d’avril à novembre, les premiers rayons de soleil ont déclenché son apparition en grand nombre; vous pourrez le voir dans votre jardin même. Dans la nature, il se pose aussi sur les tas d’ordures qui, malheureusement, ne manquent pas ! Sa larve est capable de se développer dans les eaux souillées des fossés. Les syrphes se différencient des autres diptères par les nervures des ailes: celles-ci n’atteignent pas le bord postérieur des ailes. Beaucoup d’espèces ressemblent aux guêpes (Hyménoptères) par leurs rayures noires et jaunes. Mais il ne s’agit que d’un leurre car ils ne piquent pas.
 
 
         
 
 
 

       
 
 
 
 

 

   
             
      Passerage drave ( Lepidium draba)      
      Famille : Brassicacées (ex crucifères)      
   
Jolie plante fleurie qui se dresse parmi les herbes le long du canal, à côté du pont d’Hinges. Originaire des pays du Sud Est de l’Europe, elle nous est arrivée par les transports de grains maritimes puis ferroviaires. D’abord autour des ports et des moulins, puis le long des voies ferrées, elle s’est installée un peu partout dans la campagne avec une préférence pour les endroits secs. C’est une espèce thermophile. Elle se reconnait aisément ; la tige se dresse parmi les herbes à une bonne hauteur, 30 à 80 cm. Celle-ci s’habille de feuilles qui l’entourent de près, semblant monter comme des flammes tout autour. En haut, la tige devient très ramifiée et porte de nombreuses petites fleurs blanches ou crèmes, serrées. Chaque fleur à quatre pétales. Fécondées, elles deviennent des fruits en forme de cœur. La floraison a lieu de mai à juin, mais cette année, suite à la douceur des températures, elle est déjà en boutons et certains sont prêts à s’ouvrir. Son odeur agréable attire les insectes.
 
         
 
         
 
   
 
   
 
         
         
 
 
 
 
La nature au fil des saisons