La nature au fil des saisons - Janvier 2019

   La nature au fil des saisons :
 
- La taupe (Talpa europaea)
       
- Le clyte arqué (Plagionatus arcuatus)
       
- Les Scolytes
 
 
     
    La taupe (Talpa europaea)  
Ordre : Soricomorpha – Famille : Talpidés
 

Depuis décembre et surtout ce mois-ci, on remarque un peu partout de nombreuses taupinières dans les étendues herbeuses des prairies, pâtures ou pelouses.

Elles nous révèlent l’existence d’un être discret le reste de l’année et très mystérieux : la taupe.

Il faut savoir que la taupe vit seule et isolée ; la nécessité de se reproduire incite les mâles à rechercher une femelle. Pour la rejoindre, il creuse des galeries près de la surface du sol à cette époque. L’accouplement à lieu en février/mars…avril. La femelle élargie une galerie plus profonde en forme de loge qu’elle garnit de feuilles mortes et d’herbes. Elle donne naissance à quatre / six petits. Ils quittent le nid au bout de deux mois (on peut alors les voir à la surface de la terre).

La vie souterraine  a doté la taupe d’adaptations morphologiques remarquables .

La taille et la forme de ses pattes antérieures lui permet de creuser ses galeries aisément : Elles ont cinq doigts reliés entre eux par des membranes et terminés par des ongles puissants. Un sixième faux doigt, en fait un os du poignet prolongé, termine le tout et confère à l’ensemble une forme de « pelle ». la taupe peut creuser 20m de galerie par jour !!!

Le déplacement dans les galeries est facilité par des oreilles sans pavillon. Le corps est couvert de poils souples et denses, implantés verticalement, ce qui permet un déplacement avant ou arrière aisé : 1m/s.

Enfin, elle est dotée de sens très développés mis à part la vue .

L’odorat lui permet de détecter ses proies à plusieurs centimètres de terre. Son sens tactile est lui aussi très puissants grâce à des poils(vibrisses) situés sur le bout du museau, sur les pattes antérieures et la queue. Elle entend très bien également.

Une autre adaptation au milieu souterrain où l’air est pauvre en oxygène et riche en CO2 est la capacité de son sang à supporter une charge de gaz carbonique plus importante que les autres êtres vivants.

La taupe contribue à aérer et à brasser la terre. C’est la seule à détruire certains vers. Elle consomme également limaces et larves d’insectes. A 90% elle mange des vers de terre qui eux aussi brasse la terre!

A chacun de peser le pour et le contre avant de la considérer comme « nuisible ».

 
 
 
 
   
             
   
    Coléoptères xylophages  
       
 

Deux familles de coléoptères creusent des galeries dans le bois  où leurs larves se développent. Les adultes apparaissent souvent en mai et sont visibles jusqu’en août.

 
         
         
    Le clyte arqué (Plagionatus arcuatus)
Ordre : Coléoptères – Famille : Cérambicidés
           
 

Ses larves se développent sur de nombreuses essences d’arbres, mais surtout sur le chêne et le hêtre. Elles creusent des galeries entre l’écorce et l’aubier. Elles les remplissent de sciure. L’adulte creuse une galerie de 6 à 8 cm dans l’aubier en forme de crochet.

         
 
 
 
           
       
 
    Les Scolytes  
Ordre : Coléoptères – Famille : Scolytidés
     
 

Les coléoptères de cette famille creusent également des galeries :les adultes, une galerie principale, les larves des galeries transverses à la première.

Les adultes de cette famille de ravageurs du bois vivant sont plus petits que ceux de la famille des Cérambicidés : de 1,8 à 2,5mm.

Le scolyte des arbres fruitiers attaque surtout les arbres chétifs. Les arbres vigoureux se défendent en sécrétant une gomme collante et gluante qu’on peut voir sur le tronc ou les branches de ses victimes.

La maladie des ormes est due au Scolyte de l’orme. Pour atteindre sa maturité sexuelle, il doit manger un peu d’écorce. Pour digérer la cellulose il a recours à un champignon . En transportant les spores du champignon il infeste les arbres sains.

Quelques espèces vivent profondément enfoncées dans le bois et cultivent des champignons bien particuliers dont se nourrissent les larves.

Vous pouvez voir les galeries de ces deux familles d’insectes sur les troncs des arbres morts dans le Bois d’Hingettes. Le pic épeiche et la Sittelles torchepot se nourrissent à leur tour de ces insectes du bois.

Ainsi, rien ne se perd ,tout ce transforme !

 
           
   
   
 
 
       
     
 
La nature au fil des saisons