La nature au fil des saisons - Octobre 2018

  La nature au fil des saisons :    
 
- La coccinelle des friches  (Hippodamia variegata)
- La collète du lierre (Colletes hederae)
- Le poliste gaulois (Polistes dominula)
- La punaise nez de rat  (Aelia acuminata)
- La punaise ensanglantée  (Acanthosoma haemorrhoidale)
     
    La coccinelle des friches  (Hippodamia variegata)  
Ordre : Coléoptères – Famille : Coccinellidés
 
 

Elle a les mêmes couleurs que la coccinelle à 7 points. Pour l’identifier, il faut regarder la tête et le thorax :Il est blanc/jaunâtre avec une large tache noire en forme de « couronne » à 4 lobes. Le nombre de points noirs sur les élytres  rouge/orange est variable, normalement 3 par élytre. Ces points peuvent fusionner.(voir photos)

L’espèce est commune de mars à novembre dans toute la France. Son abondance dépend de l’abondance des pucerons : d’après les études, elle peut en dévorer jusqu’à 70 par jour ! Elle se nourrit également de cochenilles, de nectar et de miellat.

L’espèce peut être observée sur les plantes basses et les herbes.

 
 
 
   
             
  La collète du lierre (Colletes hederae)
    Ordre : Hyménoptères – Famille : Colletidés (Apidés)  
       
 

C’est une abeille solitaire, contrairement à l’abeille domestique : elle creuse son nid dans les terres meubles.

Elle a le thorax velu et roux. Son abdomen est rayé de brun/noir et clair.

Les adultes apparaissent vers la fin de l’été, ce qui correspond à la floraison du lierre : les mâles fin août et les femelles début septembre. On peut les voir butiner sur le lierre jusqu’à novembre. Si les adultes butinent aussi d’autres fleurs, les femelles collectent pollen et nectar exclusivement sur les fleurs de lierre. Elles en garnissent les loges où elles pondent leurs œufs. A l’éclosion, les larves trouvent ainsi leur nourriture.

 
 
 
   
         
         
    Le poliste gaulois (Polistes dominula)
Ordre : Hyménoptères – Famille : Vespidés
           
 

C’est une guêpe sociale. Sa forme et sa couleur sont caractéristiques. Jaune et noir, l’abdomen et effilé des deux côtés, relié par un mince filet au thorax, d’où l’expression « une taille de guêpe ». Les pattes  sont longues et les postérieures dépassent l’abdomen. Les antennes sont jaune /orange chez le mâle, noires à la base chez la femelle.

Les adultes butinent. Mais pour nourrir leurs larves, ils chassent insectes et araignées. Une aide précieuse aux agriculteurs.

           
 
 
 
 
 
         
         
 
    La punaise nez de rat  (Aelia acuminata)  
Ou La punaise des blés, ou la punaise des céréales
    Ordre : Hémiptères-s/o Homoptères- Famille : Pentatomidés
 

 

Ses divers noms vernaculaires correspondent bien à la forme de la tête où à la couleur de son corps. En effet la tête pointue ressemble au museau du rat et sa couleur jaune pâle striée de bandes beiges la confond avec celle du blé. Par contre la forme du corps ne rappelle pas celle des autres pentatomidés comme la punaise verte ou la punaise nébuleuse (voir ci-dessous  ).

Elle se nourrit de jeunes graines de graminées et fréquente par conséquent, les zones herbeuses. Les années où elle prolifère, elle occasionne des dégâts aux cultures de blés.

Les adultes hivernent. Ils restent cachés sous les feuilles en attendant le printemps. La reproduction commence alors : il n’y a qu’une génération par an.

Punaise nébuleuse : avril 2018

Punaise verte, Punaise arlequin, punaise des baies, punaise à pattes rousses : septembre 2012

 
           
           
 
         
           
       
La punaise ensanglantée  (Acanthosoma haemorrhoidale)
    Ou la punaise de l’aubépine
    Ordre : Hémiptères-s/o Homoptères – Famille : Acanthosomatidés
 

 

C’est une grande punaise d’un beau vert clair ponctué de noir et rouge sang. Son autre nom indique la préférence qu’elle a pour l’aubépine ; mais on la trouve également sur de nombreux arbres tels que chêne, peuplier, bouleau ou noisetier par exemple. Ce sont surtout les larves qui consomment feuilles et fruits de l’aubépine.

Comme pour l’espèce précédente, les adultes (imagos) hivernent. Il n’y a aussi qu’une génération par an.

La forme du corps rappelle fortement celle des pentatomidés. Mais une différence l’exclut de cette famille. Ses tarses n’ont que deux articles contre trois chez les pentatomidés.

     
 
 
 
 
 
 
       
     
 
La nature au fil des saisons