La nature au fil des saisons - Février 2018

  La nature au fil des saisons :    
- Opilions ou faucheux
- La galle de la Cécidomyie bouton de rose (Rhabdophaga rosaria)
 
       
       
Opilions ou faucheux
L’Opilion rameux (Dicranopalpus ramosus)  Ordre : Arachnides- Famille : Opilionidé
   

Facile à reconnaitre :il tient ses pattes étirées en faisceau

L’Opilion commun (Phalangium opilio)          Ordre : Arachnides- Famille : Phalangiidés

Un opilion non identifié                                                      Ordre : Arachnides

Le froid De ce mois de février a l’avantage de produire des journées ensoleillées. A l’abri sur un mur, un opilion commun se chauffe.

A première vue, notre opilion ressemble à une araignée ; comme elle,  il a huit pattes, fines et longues. Il en diffère pourtant beaucoup ! Son corps n’est pas segmenté en tête, thorax et abdomen. En effet la tête est soudée au thorax(le céphalothorax) et l’abdomen prolonge sans séparation nette, ce qui donne un ensemble arrondi. Ensuite, il n’a que deux yeux placés curieusement en hauteur (l’ocularium) qui lui servent uniquement à différencier le jour de la nuit. (La plupart des araignées en ont huit et voient). Leur connaissance de l’environnement est tactile. Ils sont omnivores (détritivore, carnivore et végétarien). Une autre différence avec les araignées, ils n’ont pas de venin et ne piquent pas. Ils ne produisent pas non plus de fil  et ne peuvent donc pas tisser de toiles. (Toutes les araignées ne tissent pas une toile, mais produisent des fils qui leur permettent de descendre en douceur rapidement). Pour se défendre ou échapper aux prédateurs, les  opilions produisent des substances répulsives. En cas d’attaque, ils peuvent aussi se séparer d’une patte !

Il existe de très nombreuses espèces d’opilions et on en trouve dans des milieux très variés : arbustes, végétation basse, tronc, sur les murs … Ils sont des proies faciles pour nombres de prédateurs : araignées, batraciens,  reptiles ou oiseaux.

 
 
 
 
   
   
             
 
La galle de la Cécidomyie bouton de rose (Rhabdophaga rosaria)
    Ordre : Diptères – Famille : Cécidomyiidés  
   
 

Ce pliage hautement artistique est l’œuvre de la larve d’un petit insecte (diptère). Elle s’y nourrit l’été et y passe l’hiver à l’abri. Au printemps, elle sortira sous sa forme adulte.

De nombreuses espèces s’attaquent aux feuilles du Saule Blanc :

Chez les hyménoptères, la galle de Pontania proxima d’abord verte, puis rouge par la suite, très courante. Ou les fausses chenilles de la tenthrède gallicole du saule qui dévorent les feuilles par le bord.

Chez les  coléoptères de la famille des chrysomèles, une espèce se nourrit également des feuilles.

Citons encore chez les hémiptères/homoptères, l’aphrophore des saules qui cache sa larve dans un amas de bave mousseuse, responsable de dégâts dans le feuillage.

La liste est longue, malgré tout, le saule semble bien résister à toutes ces agressions.

Le saule blanc est un arbre très caractéristique de notre région ; il était/est taillé  pour donner le « saule têtard ».

   
   
   
 
           
 
           
       
       
   
 
 
La nature au fil des saisons